Deuxième jour de grève SNCF: la gare Part-Dieu vidée de sa cohue habituelle

GREVE SNCF Durant la matinée du mardi 3 avril, la gare Part-Dieu s’apparente à un désert. Les voyageurs ont, pour la plupart, bien anticipé le mouvement social de la SNCF hormis quelques-uns qui restent toujours sans solutions…

C.D

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Lyon,le mardi 3 avril 2018.
Illustration de la gare de la Part-Dieu. Trains à l'arrêt suite à la grève SNCF
Lyon,le mardi 3 avril 2018. Illustration de la gare de la Part-Dieu. Trains à l'arrêt suite à la grève SNCF —
  • La Part-Dieu, gare fantôme depuis l’arrivée du mouvement de grève ce mardi 3 avril.
  • Certains voyageurs continuent d’attendre désespérément, sur le bord des quais, l’arrivée de leur train.
  • Une minorité d’usagers, épargnée par la grève SNCF.

En fin de matinée, la deuxième gare française après Paris n’a pas été épargnée par la grève. Habituée à accueillir plus de 130 000 voyageurs chaque jour, la gare Part-Dieu est aujourd’hui pratiquement vide. Les gilets rouges, mis à disposition pour aiguiller les voyageurs remplissent pratiquement à eux seuls la plateforme lyonnaise. Il reste néanmoins certains usagers de la SNCF qui continuent d’attendre désespérément leur train dans l’espoir de pouvoir rapidement rentrer chez eux.

Des voyageurs en colère qui font preuve de patience

Parmi les personnes présentes dans la gare, un groupe d’étudiants patiente depuis plusieurs heures. L’une d’entre elle, âgée de 23 ans, est arrivée aux alentours de neuf heures à Lyon, dans l’espoir de trouver un TGV à destination de Paris. " Aucun TGV n’est annoncé durant la journée. Je dois passer un concours dans la capitale et je n’ai aucune solution pour m’y rendre, je suis coincée ici…"

Malgré la mise en place de certains autocars pour fluidifier le trafic, ces derniers ne parviennent pas à égaliser la performance des trains. "Chaque jour, la SNCF accueille 6 millions de passagers, il est impossible que les cars mis à disposition, comme c’est le cas à Part-Dieu viennent remplacer le moyen de transport qu’est le train. D’un point de vue écologique, ce n’est pas ce qu’il y a de mieux non plus." s’exprime l’un des gilets rouges, présent dans la gare lyonnaise.

D’autres infrastructures beaucoup trop chères

La jeune étudiante a également cherché d’autres moyens de locomotion comme les bus Macron ou encore les covoiturages mais ceux-ci se révèlent hors de prix. "Payer 85 € et faire dix heures de transports, non merci. D’autant plus que la plupart des voyages sont déjà complets."

Pour d’autres, la grève n’a pas eu beaucoup d’impact

Certains voyageurs ont néanmoins été épargnés par la grève. C’est le cas d’une trentenaire qui attend patiemment l’arrivée de son TGV prévu à 11 h 58 pour Nice. "J’ai même reçu un texto pour me dire que mon train serait bien à l’heure !".

D’autres usagers gardent le sourire en apprenant que leur train, à destination de Montpellier n’aura "que" dix minutes de retard.

Il s’avère même que certaines personnes soutiennent le mouvement social de grève de la SNCF. René, 72 ans et retraité n’est pas en colère, bien qu’il soit toujours dans l’attente de pouvoir rentrer chez lui. "Je soutiens totalement cette grève, c’est le gouvernement qui doit se remettre en question, pas ces gens qui travaillent corps et âme pour nourrir et loger leur famille."

En attendant, la grève s’étendra jusqu’au jeudi 5 avril à 8 heures.