Train, avion, ramassage des ordures... Le point sur les grèves prévues mardi

MOUVEMENT SOCIAL En plus des grèves à la SNCF et Air France, des syndicats des secteurs des déchets, de l’énergie et les universités se mobilisent aussi à partir de ce mardi…

L.C. avec AFP

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Des passagers attendent en gare, à Lyon, le 2 avril 2018.
Des passagers attendent en gare, à Lyon, le 2 avril 2018. — KONRAD K./SIPA

Une journée très perturbée dans les airs et sur les rails, mais pas que. En plus de la SNCF et d' Air France, les secteurs du ramassage d’ordures et de l’énergie ainsi que les universités sont concernés par des grèves ce mardi. 20 Minutes fait le point sur les perturbations à anticiper.

À la SNCF. Avec près d’un cheminot gréviste sur deux (48 % contre 35,4 % le 22 mars dernier) et jusqu’à plus de trois sur quatre chez les conducteurs (77 %), selon les chiffres annoncés dimanche par la direction de l’entreprise ferroviaire, le trafic sera « très perturbé ».

Sur les grandes lignes, la SNCF prévoit un TGV sur huit en moyenne, l’axe Sud-Est étant le plus touché (un sur 10). Même chose pour les Intercités, dont sept lignes ne seront carrément pas desservies. Le patron de l’entreprise Guillaume Pepy avait averti que des lignes seraient « fermées ».

Sur les lignes régionales, un TER et un Transilien sur cinq sont annoncés. En Ile-de-France, la circulation des RER sera variable selon les axes, allant d’un train sur deux à un sur cinq. Certaines branches ne seront pas desservies.

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Chez Air France. La compagnie aérienne connaîtra mardi sa quatrième journée de grève pour les salaires. La compagnie prévoit un trafic perturbé, avec 75 % de ses vols assurés (70 % des long-courriers, 67 % des moyen-courriers et 85 % des court-courriers). Elle recense 32,8 % de grévistes parmi les pilotes, 20,5 % parmi les personnels navigants commerciaux (PNC) et 14,5 % parmi les personnels au sol.

Trois autres jours de grèves sont programmés : samedi, puis les 10 et 11 avril.

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Dans le secteur du ramassage d’ordures. Les fédérations CGT des Transports et des Services publics ont lancé un appel commun à la grève dans la filière déchets, à partir de mardi, « du balayeur à la collecte, au centre de tri, à l’incinérateur ». Selon la CGT, cette grève illimitée devrait toucher notamment Paris et ses alentours ainsi que Marseille, Montpellier, l’Est et le Nord.

Les syndicats réclament la création d’un « service public national » des déchets avec un « statut unique public » pour les salariés de la filière. Ils exigent la « reconnaissance de la pénibilité » du travail dans ce secteur et veulent un départ anticipé à la retraite de cinq ans « à taux plein », voire dix ans pour les métiers « exposés à l’insalubrité et la pénibilité », ainsi qu’une réduction du temps de travail.

 

Dans le secteur de l’énergie. La FNME-CGT, première organisation syndicale dans l’énergie, appelle les électriciens et les gaziers à un mouvement de grève à partir de mardi. Il pourrait s’étendre jusqu’au 28 juin.

Le syndicat demande notamment « l’organisation d’un nouveau service public de l’électricité et du gaz qui réponde à l’intérêt général », un « bilan de la déréglementation du secteur de l’énergie », « la fin de la libéralisation du marché de l’électricité et du gaz » et « un statut de l’énergéticien pour l’ensemble des salariés » de ce secteur.

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Dans les universités. La grogne gagne les amphis au sujet de la loi modifiant l’accès à l’université. A Toulouse, Bordeaux, Paris, Rouen, la contestation s’organise, tandis que la période des examens approche.