Grève de trois mois à la SNCF: Comment s'organisent les internautes de «20 Minutes»

VOUS TEMOIGNEZ Si certains lecteurs « 20 Minutes » opteront pour le covoiturage, d’autres comptent ressortir leur vélo…

T.C.

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Gare Saint-Lazare à Paris (image d'illustration).
Gare Saint-Lazare à Paris (image d'illustration). — M.ASTAR/SIPA
  • Nous avons demandé à nos internautes comment ils comptaient s’organiser pendant la grève.
  • Un grand nombre d’entre vous optera pour le covoiturage ou ressortira leur vélo.
  • En revanche, vous êtes peu nombreux à opter pour le télétravail.

« Ca va être une belle galère, c’est évident. » Alors que les cheminots entament lundi soir leur mouvement de grève jusqu'au 28 juin, Clémentine se demande, comme de nombreux Français, comment elle pourra se rendre au travail alors que le trafic sera fortement perturbé. N’ayant pas de voiture, elle est tributaire des transports en commun et s’attend à « avoir des problèmes au travail ». Claire, qui a signé un « CDD renouvelable », est dans la même situation. « Je vais sans doute devoir partir plus tôt de chez moi et rentrer plus tard, les conditions de transport seront sûrement horribles, mais ai-je vraiment le choix ? »

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Certains, comme Pierre, vont opter pour le covoiturage. « C’est génial, j’ai découvert ça il y a presque quatre ans… à l’occasion d’une grève de la SNCF. C’est une très bonne », explique-t-il. Reste encore à trouver des voitures. La société Blablacar a constaté, il y a quelques jours, une hausse importante du nombre de passagers qui utilisent leur moteur de recherche pour trouver un véhicule. En revanche, elle n’avait pas constaté une hausse du nombre de conducteurs.

« Je risque d’être épuisé »

C’est la raison pour laquelle la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a lancé un « appel à la solidarité des automobilistes qui sera essentielle pendant ces journées » pour que les conducteurs viennent s’inscrire sur les plateformes de covoiturage. La Région, ajoute-t-elle, s’engage à financer les trajets réservés sur les plateformes partenaires « pendant les jours de grève ». Néanmoins, comme le soulignent Zohra ou Greg, les bouchons risquent d’être nombreux dans les grandes agglomérations. Sans parler de la pollution engendrée par le trafic automobile.

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Roba s’était renseigné, en mars dernier, lors de la dernière grève, pour se rendre à l’université de Cergy-Pontoise en covoiturage. « Mais aucun trajet ne pouvait m’emmener en temps et en heure à la fac », explique cet étudiant, très inquiet à l’approche des partiels qui tombent « les jours de grève ». Il envisage donc d’y aller à vélo et de pédaler pendant plus de deux heures tous les jours. « Sachant que les épreuves commencent à 8h, il faudrait que je parte avant 7h. Je risque d’être épuisé, or il faut que je sois en forme pour les épreuves. »

Didier, lui, voit le bon côté des choses et se dit qu’en utilisant son vélo pendant la grève, il pourra « perdre du poids ».

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Alors qu’un TGV sur huit est prévu mardi, que feront les voyageurs qui ne pourront pas prendre le train ? Sirob indique qu’il optera pour le car. « En plus, les tarifs sont moins élevés que ceux du TGV, cela va du simple au double », remarque-t-il. Marie-Pierre, elle, prendra « un Oui Bus pour me rendre à Paris et ne pas risquer de louper mon rendez-vous ». Sur Facebook, un autre internaute, qui a lui aussi « de nombreux trajets prévus pour le travail », nous confie avoir dû « ajouter des nuits à l’hôtel pour pouvoir être à l’heure à mes rendez-vous ».

Télétravail

En revanche, vous êtes assez peu nombreux à opter pour le télétravail. Pourtant, la ministre du Travail, a récemment fait la promotion du travail à la maison qui peut, selon elle permettre aux salariés de « ne pas trop pâtir » du mouvement de grève. Elle a rappelé sur Europe 1 que, désormais, si l’employeur refuse le télétravail à un de ses salariés, il doit « motiver sa réponse ».