Hébergement d'urgence: Cinq mille places vont être pérennisées à l'issue de la trêve hivernale

SANS-ABRI Ces 5.000 places d'hébergement d'urgence font partie des quelque 13.000 places ouvertes dans le cadre du plan hivernal 2017-2018, qui touche à sa fin le 31 mars...

20 Minutes avec AFP

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Un bénévole de l'association
Un bénévole de l'association — JEAN-LOUP GAUTREAU / AFP

Répondant favorablement à la demande des associations, 5.000 places d’hébergement d’urgence vont être pérennisées à l’issue de la trêve hivernale, a affirmé ce vendredi à l’AFP le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard.

Ces 5.000 places font partie des quelque 13.000 places ouvertes dans le cadre du plan hivernal 2017-2018, qui touche à sa fin le 31 mars.

Querelle de chiffres

« Au 18 mars, on avait ouvert 149.000 places d’hébergement d’urgence (tous dispositifs de logement confondus), soit 17.000 de plus que l’année dernière », s’est félicité le ministre. « Je ne me suis jamais lancé dans une quelconque polémique sur les chiffres mais la réalité est là : nous avons fait plus que ce qui n’a jamais été fait », a-t-il ajouté.

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Début février, une querelle de chiffres avait notamment opposé le gouvernement aux associations, après une sortie du secrétaire d’État Julien Denormandie qui, commentant le rapport de la Fondation Abbé Pierre sur le mal-logement, avait créé la confusion en affirmant que seuls « une cinquantaine d’hommes isolés en Ile-de-France » avaient dormi dans la rue la nuit précédente.

Prendre en compte « la réalité » du phénomène des sans-abri

« Cette polémique était détestable. Je ne suis pas entré dedans mais j’ai dit à plusieurs reprises ce que j’en pensais. Il y a eu une confusion volontaire par des gens qui connaissaient parfaitement le sujet », a fustigé Jacques Mézard : « Ce que je peux dire, c’est que nous avons répondu assez largement aux demandes d’hébergement d’urgence, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu de gens dans la rue ».

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Les associations réclamaient depuis plusieurs semaines la pérennisation d’au moins 5.000 places d’hébergements, soit l’équivalent du nombre de places pérennisées l’année dernière.

Pour le ministre, cette décision est surtout une manière de prendre en compte « la réalité » du phénomène des sans-abri. Toutefois, il appelle à « davantage de concertation à l’avenir » entre les services de son ministère et les associations.