Lyon: Condamné à dix-huit ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa femme Géraldine

JUSTICE Nafez Shehadeh était jugé depuis lundi devant les assises du Rhône pour avoit tué la mère de ses trois enfants en mai 2016 à Pontcharra-sur-Turdine...

E.F.

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Lyon, le 13 mars 208. Illustration à la cour d'assises du Rhône, à Lyon
Lyon, le 13 mars 208. Illustration à la cour d'assises du Rhône, à Lyon — E. Frisullo / 20 Minutes

Pour avoir tué sa femme et l’avoir laissée gisant dans une mare de sang, le crâne fracassé, la gorge perforée et le visage tuméfié, il encourait la réclusion criminelle à perpétuité. Mercredi soir, à Lyon, Nafez Shehadeh a été condamné à 18 ans de réclusion devant la cour d’Assises du Rhône où il était jugé depuis lundi pour le meurtre de la mère de ses trois enfants, perpétré le 29 mai 2016 à Pontcharra-sur-Turdine. Le jour de la Fête des mères.

Maltraitée et sous emprise

Maltraitée psychologiquement et tenue sous emprise pendant des années par cet homme jouissant en société d’une bonne aura et décrit comme quelqu’un de « doux, bien éduqué, cultivé », Géraldine, 39 ans, avait décidé de quitter son compagnon dix jours avant les faits.

Cinq mois avant de mourir sous ses coups, la jeune mère de famille, qui pendant longtemps avait tu à ses amies et à ses collègues l’enfer vécu à la maison, s’était rendue dans une association venant en aide aux femmes victimes de violences. Elle voulait prendre des conseils pour préparer son départ.

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Le 29 mai 2016, quelques jours après avoir annoncé à son compagnon qu'elle le quittait, elle s’était rendue dans la demeure familiale pour récupérer ses trois enfants et aller déjeuner ensuite chez ses parents. Mais les petits n’étaient pas là et, seul dans la maison, son mari l’attendait de pied ferme, lui réservant un sort horrible que personne ne pouvait imaginer.

Lors de son procès, cet ancien assureur de Rillieux-la-Pape a reconnu avec commis « cet acte terrible pour sa belle-famille et ses enfants » et a expliqué que « tout était de sa faute ». Contrairement aux réquisitions de l’avocat général, qui avait demandé 22 à 25 années de réclusion et le retrait de son autorité parentale, Nafez Shehadeh n’a pas été déchu de son rôle de père.