VIDEO. Attentats dans l’Aude: Une pétition lancée contre des funérailles du terroriste à Carcassonne

POLEMIQUE Des internautes s’insurgent contre le possible enterrement de Radouane Lakdim dans l’Aude…

N.S. avec AFP
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Le djihadiste Radouane Lakdim vivait dans la cité Ozanam, à Carcassonne.
Le djihadiste Radouane Lakdim vivait dans la cité Ozanam, à Carcassonne. — E. Cabanis / AFP

Elle s’intitule « Non à l’islamisme radical » et avait recueilli mardi vers 16h30 environ 7.000 signatures. Une pétition demandant l’interdiction des funérailles à Carcassonne et Trèbes de Radouane Lakdim, le djihadiste auteur de l’équipée meurtrière vendredi qui a fait quatre morts, a été lancée le jour même sur Internet par un certain « Renaud C. ».

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Il s’agit d’un appel à la population locale pour « se faire entendre » et « interdire les funérailles sur nos communes », à savoir la préfecture de l’Aude et la ville limitrophe, touchées par les attentats. Lakdim vivait dans la cité Ozanam, à Carcassonne. « Cette horreur doit nous faire ouvrir les yeux sur le climat très dangereux dû à l’islamisme radical en France », ajoute le texte de la pétition.

L’ancien député-maire PS de Carcassonne, Jean-Claude Pérez, a pris lui dès dimanche position pour une inhumation au Maroc, le pays d’origine du djihadiste, afin que la tombe ne « devienne pas un lieu de pèlerinage ». « Il faut que les autorités persuadent la famille de faire enterrer le terroriste au Maroc » et il « faut prendre attache avec les autorités du Maroc pour qu’elles acceptent », a-t-il expliqué. « A partir de là, le corps de cet islamofasciste partira ailleurs et ce sera très bien », a-t-il affirmé. Les responsables de la mairie de Carcassonne n’ont pu être joints dans l’immédiat par l’AFP.

En 2012, une polémique similaire était née après les attentats de Mohamed Merah qui avait fait sept morts, dont trois enfants. Le maire PS de Toulouse Pierre Cohen ne souhaitait pas que le djihadiste soit enterré dans sa ville mais il avait été rappelé à l’ordre par le gouvernement. Pierre Cohen avait dû signer le permis d’inhumer et Merah avait été enterré finalement en toute discrétion dans un carré musulman du cimetière de Cornebarrieu, en banlieue toulousaine.

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« Je suis conscient de la réglementation qu’à mon sens il faudrait changer. Je sais, on me dit qu’aujourd’hui, il ne se passe rien autour de la tombe anonyme de Merah. Mais qu’en sera-t-il dans trois, cinq ou dix ans ? Je n’en sais rien. C’est pour cette raison qu’il faut qu’il soit inhumé au Maroc », a argumenté Jean-Claude Pérez.