VIDEO. Attentats dans l'Aude: Non, Radouane Lakdim n’a pas été naturalisé un an après avoir été fiché S

FAKE OFF Plusieurs sites soutiennent, à tort, que l'homme est devenu Français en 2015, un an après avoir été fiché S...

Mathilde Cousin
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Des gendarmes bloquent l'accès à Trèbes, le 23 mars.
Des gendarmes bloquent l'accès à Trèbes, le 23 mars. — JEAN MARC HEADRICH/SIPA
  • Radouane Lakdim, l’auteur des attentats dans l’Aude, était Franco-Marocain. Il avait obtenu la nationalité française en 2004, à l’âge de douze ans.
  • Plusieurs sites continuent de soutenir, de manière erronée, qu'il avait été naturalisé français en 2015. Il était fiché S depuis 2014.

Fiché S depuis 2014, Radouane Lakdim a-t-il été naturalisé un an après, en 2015 ? L'erreur est née quelques heures après le passage à l'acte du terroriste, vendredi, à Trèbes. BFMTV avait alors annoncé à l'antenne que l'homme avait été « naturalisé en 2015 » puis avait rectifié ses informations le lendemain. Céline Pigalle, la directrice de la rédaction de la chaîne d'infos, a reconnu une « erreur » auprès de l'AFP

Malgré ces précisions et un démenti apporté par François Molins, plusieurs sitescontinuent d'indiquer, à tort, que le terroriste a été naturalisé un an après avoir été fiché S. 

FAKE OFF

Radouane Lakdim est devenu Français en 2004, comme l'a confirmé lundi François Molins lors d'une conférence de presse. Né au Maroc en avril 1992, il a été naturalisé français à l'âge de douze ans, « par effet collectif attaché à la naturalisation de son père. » Il était arrivé en France en août 1992.

Selon le procureur de la république, il était connu de la justice « pour des faits de droits communs » et devait comparaître en avril devant le tribunal correctionnel de Carcassonne. Il lui était reproché le port d'une arme blanche et une conduite sans permis.

Radouane Lakdim était fiché S depuis 2014 et était également inscrit au fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste « en raison de ses liens supposés avec la mouvance salafiste locale. »  En mars, il était encore surveillé par les services de renseignements, mais ceux-ci n'avaient pas détecté « de signes précurseurs d'un passage à l'acte. »

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