Ambérieu: Ils dénoncent en vidéo la vétusté de leur lycée, la région annonce 35 millions d'euros de travaux et un nouvel établissement

COLERE Un nouveau lycée devrait voir le jour dans ce secteur confronté à une forte hausse démographique...

Elisa Frisullo

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Les élèves du lycée de la Plaine de l'Ain ont dénoncé en vidéo la vétusté de leur établissement.
Les élèves du lycée de la Plaine de l'Ain ont dénoncé en vidéo la vétusté de leur établissement. — Elèves de la plaine de l'Ain
  • Les élèves du lycée de la Plaine de l’Ain ont dénoncé la vétusté de leur établissement surpeuplé dans une vidéo publiée sur le net.
  • Laurent Wauquiez a finalement annoncé une enveloppe de 35 millions d’euros pour rénover ce lycée et construire de nouveaux locaux.
  • La région envisage de créer un autre lycée dans ce secteur confronté à une forte hausse démographique. 

Il a fallu une vidéo postée sur les réseaux sociaux et YouTube pour que les travaux, promis de longue date, soient actés par le conseil régional. Le président LR d’Auvergne Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, a annoncé qu’une enveloppe de 35 millions d’euros allait être allouée au lycée de la Plaine de l’Ain, situé à Ambérieu-en-Bugey. Mieux, un autre lycée devrait être construit dans les prochaines années dans ce secteur de l’Ain, confronté à une forte hausse démographique, confie à 20 Minutes la vice-présidente de la région Béatrice Berthoux, qui s’est rendue mardi soir dans l’établissement scolaire.

Ces annonces font suite à la mobilisation des élèves de ce lycée construit dans les années 80, qui après les actions des enseignants et des parents d’élèves, restées vaines, ont décidé de dénoncer, à leur manière, la grande vétusté de leur établissement.

Une vidéo largement partagée

Dans une vidéo publiée la semaine passée, les lycéens démontrent sans grande difficulté l’urgence à rénover ce lycée, qui accueille 1.900 élèves, soit 500 de plus que les capacités offertes par l’établissement. Sur les images, défilent la vingtaine de préfabriqués alignés dans la cour pour recevoir les lycéens, les vitres des salles de classe cassées, la moquette déchirée, les sanitaires dégradés ou encore des zones de cours inondées.

En novembre, le lycée avait dû fermer ses portes en raison d’une panne de chauffage. Puis fin février, les élèves et personnels ont été accueillis dans des locaux glacés suite à un énième dysfonctionnement de la chaufferie.

L’initiative des lycéens, dont la vidéo a été vue plus 17.000 fois, a porté ses fruits puisque la région a décidé d’accélérer le chantier prévu au sein de l’établissement. « Un total de 35 millions d’euros sera consacré à la rénovation des bâtiments existants et à la construction de nouveaux locaux destinés à remplacer les préfabriqués », précise-t-on au sein du conseil régional. « Les travaux d’extension débuteront fin 2019 sur un terrain mis à disposition par la mairie d’Ambérieu et permettront de porter à 2.000 élèves la capacité d’accueil du lycée », ajoute Béatrice Berthou.

Selon le conseil régional, ce chantier avait déjà été provisionné par l’ancienne majorité de la Région. « Mais l’argent n’avait jamais été débloqué », assure-t-on dans l’entourage de Laurent Wauquiez, qui a pris la décision d’accélérer le lancement du chantier après les nouvelles dégradations observées dans les locaux cet hiver. Et poussé aussi sans doute par la vidéo éloquente des lycéens…

Des travaux promis dans l’année

Dès cette année, les travaux les plus urgents seront menés dans le lycée selon la vice-présidente du conseil régional. Les sols abîmés seront remplacés, des salles informatiques seront créées et huit préfabriqués, vieillissants, doivent être remplacés par des modulaires modernes. Le système de chauffage, défectueux, devrait être changé dans le courant de l’été.

Sur le plus long terme, la région est bien consciente toutefois qu’elle devra investir en créant un autre lycée dans ce secteur en forte hausse démographique. « Tout n’est pas encore bouclé, mais on peut imaginer une première pierre à la fin du mandat (2021) et un début de chantier dès le début du prochain », avance Béatrice Berthoux.