VIDEO. Attaques terroristes dans l’Aude: Deux jours après, la ville de Trèbes se recueille

HOMMAGE L’émotion n’est pas retombée dans la petite ville audoise, après les attaques terroristes de vendredi…

N.S. avec AFP

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Trèbes, dans l'Aude, où s'est déroulée la prise d'otages dans un magasin Super U, le 23 mars 2018.
Trèbes, dans l'Aude, où s'est déroulée la prise d'otages dans un magasin Super U, le 23 mars 2018. — H. Menal/ 20 Minutes
  • La mairie de Trèbes a reçu de nombreuses marques de soutien aux victimes des attaques terroristes de vendredi.
  • Une marche blanche est en préparation.

Des roses blanches se sont accumulées sur la façade de la mairie de Trèbes, avec un message écrit à la main : « Stop à la violence, stop, stop ». La petite ville de l’Aude se recueille dimanche en mémoire des quatre victimes abattues par Radouane Lakdim, un petit délinquant radicalisé sur lequel les enquêteurs poursuivent leurs investigations, avec deux de ses proches toujours en garde à vue. A l’intérieur de la mairie, un gendarme filtre les entrées.

 

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« Je suis très triste. Toute la France est malheureuse », explique, des rameaux d’olivier à la main, Emile Acco, peintre carrossier à la retraite, devant l’église. « On ne pense jamais à ça, on se sent plus à l’abri à Trèbes que dans les grandes villes mais malheureusement c’est arrivé ».

Une messe en hommage aux victimes

« J’ai envie de prier pour le gendarme qui a donné sa vie, pour tous ceux qui ont perdu la vie, pour le monde entier. On a envie que ça s’arrête », poursuit Jean-Pierre Bordeaux venu du village voisin de Capendu avec sa femme Henriette pour assister à la messe de 10 h 30 en hommage aux victimes, en ce jour des Rameaux. « C’est plus que dur, on n’est à l’abri de rien nulle part », poursuit-il.

Au surlendemain des attaques de Carcassonne et du Super U de Trèbes, le patron des gendarmes Richard Lizurey est attendu à Toulouse et à la caserne du groupement de l’Aude à Carcassonne, pour y rencontrer les hommes du GIGN intervenus lors de la prise d’otages, ainsi que la veuve du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame.

Cet officier de gendarmerie est tombé en « héros » sous les balles de l’assaillant après s’être livré à la place d’une otage du Super U. L’Elysée a annoncé qu’un « hommage national » lui serait rendu à une date qui n’a pas été précisée.

Radouane Lakdim, un Français d’origine marocaine de 25 ans, s’était présenté vendredi comme « un soldat » du groupe jihadiste Etat islamique (EI), lequel a peu après revendiqué les attaques. S’il avait été repéré et suivi par les services de renseignement, « nous pensions qu’il n’y avait pas de radicalisation », a concédé le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb.

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A son domicile, dans la cité d’Ozanam à Carcassonne, les enquêteurs ont découvert des «notes faisant allusion à l'Etat islamique» et s’apparentant à un testament, selon des sources concordantes. Parallèlement, deux personnes ont été placées en garde à vue : un jeune de 17 ans présenté comme un ami de Radouane Lakdim, et sa compagne.

Au total, Lakdim a tué quatre personnes. Trois autres ont été blessées : un CRS, un gendarme du GIGN et l’automobiliste portugais, qui était entre la vie et la mort dimanche. Une marche blanche est en préparation pour leur rendre hommage samedi à la veille de Pâques, selon ses organisateurs.