Puy-de-Dôme: Un patient de l'hôpital de Riom agresse violemment six personnes, dont un médecin

FAITS DIVERS Pris d'un accès de fureur, le patient a agressé ce dimanche le personnel à coups de poings et de tête...

20 Minutes avec agence
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Illustration des urgences d'un hôpital.
Illustration des urgences d'un hôpital. — Credit:GELEBART/20 MINUTES/SIPA

Un patient du centre hospitalier de Riom (Puy-de-Dôme) s’en est violemment pris au personnel hospitalier, ce dimanche vers 13 heures. L’agresseur aurait refusé le traitement qui lui était proposé avant de s’énerver au point de blesser une ambulancière, une médecin, deux infirmiers et deux agents de sécurité, rapporte France Info.

 

Le patient était installé dans un box du service des urgences. Il a refusé le traitement que le personnel lui proposait et se serait énervé. « Tout aurait dégénéré à l’annonce d’une possible hospitalisation sous la contrainte ».

Morsures et coups de tête

Nathalie Niort, infirmière et secrétaire générale CGT de l’établissement, s’est confiée à France Info : « Morsures, coups de poing, coups de pied et coups de tête… Il a agressé six personnes en tout. Il a fallu quatre personnes pour le maîtriser, deux agents de sécurité et deux infirmiers ».

Après son violent coup de sang, l’individu s’est enfui mais a rapidement été interpellé par les forces de l’ordre qui l’ont conduit au CHU de Clermont-Ferrand. Six personnes ont été blessées par le quadragénaire : deux agents de sécurité, deux infirmiers, une conductrice du SMUR et une médecin.

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Les agressions sont « monnaie courante »

Trois agents sont en arrêt maladie. Les six membres du personnel ont fait une déclaration d’accident de services et ont porté plainte. Selon Nathalie Niort, « aux urgences, les agressions sont monnaie courante ». Sauf que, cette fois, le personnel de l’hôpital est d’autant plus choqué que l’agresseur est « un collègue » puisqu’il exerce la profession d’infirmier libéral.

La déléguée syndicale a également précisé que la tenue d’un CHSCT extraordinaire allait être demandée, afin de réfléchir sur les moyens de protéger le personnel contre ce type d’agression. Le syndicat a également demandé à la direction de l’hôpital de déposer plainte.

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