Disparition de Lucas : «Il y a forcément quelqu'un qui sait quelque chose quelque part», confie sa maman

ENQUETE L'adolescent a disparu il y a trois ans, le 18 mars 2015, à Bagnols-sur-Cèze...

Propos recueillis par Nicolas Bonzom
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Lucas, disparu il y a trois ans et Nathalie, sa maman.
Lucas, disparu il y a trois ans et Nathalie, sa maman. — Famille Tronche
  • Lucas a disparu le 18 mars 2015, à Bagnols-sur-Cèze, dans le Gard.
  • Depuis, les enquêteurs n'ont trouvé aucune piste sérieuse.
  • Sa maman, Nathalie, se confie à «20 Minutes».

Le 18 mars 2015, Lucas quittait sa maison familiale à Bagnols-sur-Cèze, dans le Gard, pour se rendre à un cours de piscine. Depuis, l’adolescent est porté disparu, et aucune piste sérieuse n’a permis de mettre les enquêteurs sur sa trace. Trois ans après sa disparition mystérieuse, Nathalie Tronche, la maman de Lucas, se confie à 20 Minutes.

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A l’approche de ce triste anniversaire, comment allez-vous ?

Plus on avance, et plus c’est difficile à supporter. Au début, on espère de tout cœur un retour, et au fur et à mesure que le temps passe, on se pose des questions, on a peur de ne plus jamais revoir Lucas. Cela reste un mystère et c’est difficilement acceptable. Mais les enquêteurs poursuivent le travail, pour nous, c’est un véritable réconfort.

Comment avez-vous vécu l’évocation de la piste de Nordahl Lelandais ?

Ça nous a bouleversés, et ça nous bouleverse encore. Ça nous a fait prendre réellement conscience qu’il existe bien des gens qui peuvent faire du mal à un enfant… On a été tout de même rassuré que les policiers se penchent sur cette piste. On sait aujourd’hui que la semaine de la disparition de Lucas, cette personne n’était pas dans les parages.

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La mobilisation citoyenne, elle est importante pour vous ?

Oui, bien évidemment. Il faut continuer à diffuser l’avis de recherche de Lucas, le plus possible, ce n’est pas encore suffisant. On a distribué 10.000 autocollants pour mettre sur les voitures, on vient d’en refaire imprimer 10.000. Je demande vraiment aux gens de les mettre. Il faut que le plus de monde possible ait son visage en tête, qu’il soit partagé le plus possible. Il y a forcément quelqu’un quelque part qui sait quelque chose.

Que voudriez-vous dire à Lucas, s’il vous entendait ?

Je voudrais lui dire qu’on l’aime, et que quoi qu’il se soit passé, quoi qu’il pense, il est le bienvenu à la maison. Notre porte est ouverte. On veut savoir s’il va bien.