Notre-Dame-des-Landes: Vandalisé, le chantier de l'ex-«route des chicanes» est stoppé

TRAVAUX La RD281, sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, ne rouvrira pas à la circulation en début de semaine prochaine, comme prévu...

Julie Urbach

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Des dégradations ont eu lieu sur la RD281
Des dégradations ont eu lieu sur la RD281 — Conseil départemental de Loire-Atlantique
  • Engagé depuis fin janvier, le chantier de l'ex route des chicanes a été stoppé prématurément.
  • La faute à des dégradations commises dans la nuit de mercredi à jeudi

Ils devaient bientôt toucher à leur fin, avec une réouverture à la circulation prévue en début de semaine prochaine. Les travaux de l'ex-«route des chicanes», sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, ont été suspendus, a-t-on appris ce jeudi matin.

Selon le conseil départemental de Loire-Atlantique, des dégradations ont eu lieu pendant la nuit sur la RD 281. « L’intervention réalisée dans un secteur sensible a été saccagée. Le département a déposé plainte », indique un communiqué.

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L’enrobé a été défoncé

Alors que depuis la fin du mois de janvier, une dizaine d’agents du département mènent le chantier sous escorte de gendarmerie, ils s’étaient attaqués à la phase finale. « Après les travaux de défrichage, d’élagage et de préparation de la route, de l’enrobé a été posé, explique-t-on au conseil départemental. Il n’y a pas eu de confrontation physique mais ce matin, l’enrobé avait été défoncé sur cinq ou six zones. »

Et notamment au niveau du lieu-dit des Planchettes, où certains militants les plus radicaux s’opposent encore à la libération de la route. Des dégradations avaient déjà été signalées fin février, après que les opérations ont été perturbées par un groupe de zadistes.

Les travaux se déroulent depuis fin janvier sur l'ex route des chicanes
Les travaux se déroulent depuis fin janvier sur l'ex route des chicanes - DAMIEN MEYER / AFP

Une enveloppe de 600.000 euros

Ce nouvel incident intervient alors que l’enveloppe nécessaire pour réaliser les travaux devrait monter à 600.000 euros (sans compter les moyens déployés pour sécuriser le chantier).

« Il est inutile de gaspiller de l’argent public si les travaux sont aussitôt et systématiquement vandalisés. Il revient à l’Etat d’assurer l’état de droit sur cette zone comme il le fait sur le reste du territoire », écrit le conseil départemental.