VIDEO. Mayotte : Après une concertation avec les Mahorais, la grève générale continue

PROTESTATION Une partie de la population dénonçait la « trahison » des organisateurs, prêts à arrêter la grève après les propositions du gouvernement…

20 Minutes avec AFP

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La grève générale continue à Mayotte, ce mercredi 14 mars.
La grève générale continue à Mayotte, ce mercredi 14 mars. — Ornella LAMBERTI / AFP

La grève générale se poursuit à Mayotte et les barrages sont maintenus, ont annoncé ce mercredi plusieurs responsables de l’intersyndicale et du collectif de citoyens qui mènent le mouvement de contestation populaire depuis plus de trois semaines.

Alors qu’une délégation des organisateurs du mouvement avait annoncé qu’ils demanderaient mercredi à la population la levée des barrages, l’ensemble des membres du collectif et de l’intersyndicale, a finalement décidé de poursuivre le mouvement, estimant que « des points manquaient » dans l'accord de principe trouvé, notamment sur la sécurité. Une partie de la population dénonçait depuis le matin la « trahison » des organisateurs. Les collectifs et la population réunis à Tsingoni pendant plusieurs heures, ont juré sur le Coran qu’ils « ne trahiront pas le mouvement ».

Le dialogue reste ouvert

Les organisateurs réclament par exemple que les victimes des actes de violence soient considérées comme des victimes de terrorisme, et accompagnées comme telles par les pouvoirs publics, a expliqué un des porte-parole, Salim Naoulida. Ils ont également dénoncé la communication de la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, qui juste à l’issue de cinq heures de négociations, a annoncé « la construction d’un accord mettant un terme à la crise de Mayotte », alors que les syndicalistes annonçaient qu’ils allaient consulter la population sur la suite du mouvement et demander la levée des barrages.

Annick Girardin avait notamment accepté « 15 mesures d’urgence en matière de sécurité » demandées par l’intersyndicale, et dont le contenu n’a pas été entièrement précisé. La ministre a dit vouloir remettre « plus d’Etat, mieux d’Etat », sur le territoire. Les organisateurs se sont dits prêts à rediscuter avec une délégation ministérielle, composés de trois hauts fonctionnaires restés sur place pour engager des travaux sur la sécurité, la lutte contre l’immigration clandestine et le développement du territoire.