Mayotte: La population doit décider de la levée des barrages après l'accord conclu avec la ministre Annick Girardin

DIALOGUE Les Mahorais sont attendus place de la République à Mamoudzou ce mercredi…

20 Minutes avec AFP
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Des manifestants place de la République à Mamoudzou, le 13 mars 2018.
Des manifestants place de la République à Mamoudzou, le 13 mars 2018. — AFP

A Mayotte, c’est désormais à la population de décider de mettre un terme à la levée des barrages routiers qui paralyse l'île depuis quatre semaines. L’accord conclu avec la ministre Annick Girardin doit être soumis ce mercredi au vote.

Au bout de cinq heures de négociations avec la ministre des Outre-mer, l’un des porte-parole du mouvement social a salué mardi soir « des avancées réelles ». « Le plan de lutte contre l’insécurité est acté. Nous avons demandé 15 mesures d’urgence supplémentaires, la ministre s’est engagée à remettre plus d’Etat sur le territoire », a assuré Fatihou Ibrahime, à la sortie des négociations à Dzaoudzi, préfecture du 101e département français. La population doit se rassembler place de la République à Mamoudzou pour décider de la levée des barrages, au moins pendant un mois.

Trois missionnaires engagent des travaux

« Je souhaite le retour au calme dans le territoire le plus vite possible puisque nous avons devant nous un court mois de travail », a dit de son côté Annick Girardin, sortie en pleine nuit de ces pourparlers. Au bout de ce délai, les travaux engagés par trois « missionnaires » seront évalués. Ces trois hommes, Jean-Jacques Brot, ancien préfet de Mayotte, le général Lucas Lambert, directeur de la gendarmerie de l’Outre-mer et Jean Courtial, conseiller d’Etat, ont accompagné la ministre pendant ce voyage. « Nous espérons que l’Etat n’est pas en train de nous mener en bateau », a estimé de son côté Fatihou Ibrahime. 

Avant ces négociations, plusieurs milliers de personnes avaient manifesté à Mamoudzou contre l’insécurité et l’immigration clandestine en provenance des Comores, à 70 km de là, mais aussi pour réclamer davantage d’actions de l’Etat.