VIDEO. Bouches-du-Rhône: On a assisté à un cours de sirènes!

INSOLITE La première école de sirènes de France a été fondée à Marseille, et entame un tour de France…

Mathilde Ceilles

— 

Une élève du cours de sirène de Venelles
Une élève du cours de sirène de Venelles — M.Ceilles / 20 Minutes

Au centre aquatique Sainte-Victoire de Venelles, dans les Bouches-du-Rhône, les traditionnels nageurs du dimanche ont stoppé leurs longueurs. Le long du bassin, les regards sont braqués sur la ligne d’eau d’à côté, à la fois médusés et amusés. En effet, leurs voisines de ligne d’eau sont dotées d’une queue de poisson et apprennent à nager… comme des sirènes !

>> A lire aussi : Copenhague: La petite sirène vandalisée pour sauver les baleines

Depuis 2015, et pour la première fois en France, une école de sirènes s’est en effet établie dans le département. Baptisée Pearl Events, cette école a été fondée à Marseille par Julia Sardella, ancienne sportive de haut niveau, vice-championne d’Europe de natation synchronisée. Des cours qui s’exportent puisque, ce mois-ci, ses équipes entament un tour de France pour initier dans d’autres villes du département et de l’Hexagone des apprenties sirènes en mal d’ondulations subaquatiques.

Une nageoire en élasthanne

Ce dimanche-là à Venelles, les sirènes, pas encore chaussées de leurs nageoires, ont de 7 à 50 ans. Si les plus petites espèrent toucher du doigt le quotidien de leurs héroïnes de dessins animés, les plus grandes viennent vivre une expérience à part… et retomber en enfance. « C’est un rêve de petite fille, confie Valérie. C’est un sport qui incarne aussi la beauté, et faire d’une femme de 50 ans comme moi une sirène, je trouve ça extraordinaire ! »

Après un échauffement assez classique, les élèves s’entraînent d’abord aux ondulations. Puis vient l’instant que tous attendent : la transformation en sirène. Les 35 euros que coûte le cours comprennent en effet la location de la tenue, une sorte de grand collant pailleté en élasthanne avec monopalme intégrée. « Attention, met en garde Marlène, la professeur de sirènes du jour. Il y a deux règles : mettre la nageoire assise, et faire très attention aux autres pour ne pas les blesser ! »

Un concept qui s’exporte

« Comment on fait pour ne plus avoir de crampes aux pieds ? » se demande Ludivine après quelques longueurs « Mes jambes me manquent », sourit sa fille. « Pour faire une bonne sirène, il faut de la volonté, de la détermination et de la grâce, estime Marlène. Cela reste un sport très physique. C’est de la monopalme, mais en plus ludique, du coup, on fait du sport sans s’en rendre compte. »

À la fin du cours, les élèves sirènes, exclusivement des femmes ce jour-là, semblent ravies par l’expérience. « Nous devons avoisiner les 2.000 élèves depuis notre création, estime Julia Sardella, et s’il y a de la demande, on pourrait revenir dans certaines villes de France de manière plus régulière. » Des passages à Paris, Toulouse ou encore Lyon sont envisagés.