Attentat du 13-Novembre: Salah Abdeslam a parlé pour la première fois devant la justice

JUSTICE Il a dédouané un suspect soupçonné de l’avoir aidé dans sa cavale...

20 Minutes avec AFP

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Illustration du procès de Salah Abdeslam qui s'ouvre à Bruxelles le 5 février 2018.
Illustration du procès de Salah Abdeslam qui s'ouvre à Bruxelles le 5 février 2018. — Benoit PEYRUCQ / AFP

Il n’avait jusqu’ici pas souhaité s’exprimer devant le juge français en charge de l’enquête. Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos djihadistes des attentats du 13 novembre 2015, s’est exprimé ce vendredi pour la première fois.

L’homme a dédouané un suspect soupçonné de l’avoir aidé dans sa cavale, a appris l’AFP de source proche du dossier.

Muré dans le silence

Selon France Inter, les enquêteurs ont découvert qu’Ali Oulkadi a été contacté par Hamza Attou, lui-même appelé, avec Mohammed Amri, par Salah Abdeslam le 13 novembre. Ils devaient ainsi récupérer Salah Abdeslam dans la capitale française. Le 14 novembre, Ali Oulkadi aurait conduit Salah Abdeslam à l’appartement situé rue Bergé, où ont été fabriquées les ceintures explosives. Face au juge, Salah Abdeslam a confirmé les déclarations d’Ali Oulkadi, qui indique n’être jamais rentré dans l’appartement, alors qu’une trace de son ADN a été retrouvée sur une fourchette.

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Toujours selon France Inter, Ali Oulkadi a été mis en examen en juillet 2016 pour association de malfaiteurs en vue de commettre un attentat terroriste, et incarcéré à Maubeuge. Les juges d’instruction le soupçonnent d’avoir été au courant des agissements de Salah Abdeslam.

Confronté à Ali Oulkadi, un proche de son frère Brahim mort en kamikaze le 13 novembre, Salah Abdeslam a affirmé n’avoir « jamais sollicité » l’aide de ce suspect, d’après cette source.

Muré dans le silence depuis son transfert de Belgique en France en avril 2016, il a en revanche refusé de s’exprimer sur sa propre implication dans les attaques. Arrêté le 18 mars 2016 à Bruxelles, il est suspecté d’avoir convoyé depuis l’Europe centrale une dizaine de membres du groupe à l’origine de ces attentats et de ceux commis dans la capitale belge le 22 mars 2016 (32 morts).