La mystérieuse disparition de l'aviatrice Amelia Earhart enfin résolue?

ENIGME L’aviatrice Amelia Earhart serait bien morte sur une île du Pacifique après la panne sèche de son appareil en 1937…

20 Minutes avec agences

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Amelia Earhart a disparu dans le Pacifique en 1937.
Amelia Earhart a disparu dans le Pacifique en 1937. — afp.com

Une énigme de presque 80 ans serait sur le point d’être résolue. Des ossements retrouvés en 1940 sur une petite île du Pacifique correspondraient bien aux restes de l’aviatrice américaine Amelia Earhart, portée disparue dans la région trois ans auparavant, selon une étude publiée dans la revue Forensic Anthropology de l’Université de Floride.

Richard Jantz, professeur d’anthropologie à l’Université du Tennessee, affirme que de nouvelles analyses ont déterminé que ces os sont ceux de cette pionnière de l’aviation, disparue à l’âge de 39 ans alors qu’elle tentait de faire un tour du monde en avion avec son navigateur, Fred Noonan.

L’avion tombé en panne sèche

Le 2 juillet 1937, les deux aventuriers quittaient Lae, en Papouasie-Nouvelle-Guinée pour une étape particulièrement ambitieuse de 4.000 kilomètres afin de se ravitailler en carburant sur le minuscule îlot d’Howland, territoire américain situé pratiquement à mi-chemin entre l’Australie et Hawaï. Ils n’y sont jamais parvenus.

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L’une des théories veut que le bimoteur Lockheed Electra soit tombé en panne sèche au-dessus de l’océan Pacifique, et qu’il se soit écrasé sur l’île inhabitée de Gardner Island, aujourd’hui appelée Nikumaroro et appartenant à la république de Kiribati.

Une fausse piste

En 1940, une expédition britannique retrouvait sur cette île un crâne humain, des os, la semelle d’une chaussure de femme, un étui pour sextant et une bouteille de Benedictine. Les os avaient été expédiés aux Fidji et examinés l’année suivante par David W. Hoodless, un professeur d’anatomie.

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Celui-ci avait cependant conclu que les ossements appartenaient à un homme trapu. Pour ajouter au mystère, ces restes humains ont ensuite été perdus.

Sûr à 99 %

Près de 80 ans plus tard, Richard Jantz a utilisé un programme informatique baptisé Fordisc pour analyser les mesures prises par David Hoodless sur les os : quatre sur le crâne, trois sur un tibia, un humérus et un radius. Il a également étudié les vêtements portés par Amelia Earhart pour déterminer que les restes retrouvés correspondaient à plus de 99 % à l’aviatrice.

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« Cela soutient fortement la conclusion que les os de Nikumaroro appartiennent à Amelia Earhart, » a affirmé Richard Jantz, cité dans un communiqué de l’Université du Tennessee​. Le mystère de la disparition de la première femme à avoir traversé seule l’Atlantique en avion (1932), pourrait enfin s’éclaircir.