VIDEO. Procès Tarnac: Chronologie d'un «fiasco» politico-judiciaire

JUSTICE Dix ans après les faits, le procès de l'affaire Tarnac s'ouvre ce mardi devant le tribunal de grande instance de Paris...

Helene Sergent

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Le procès de l'affaire dite
Le procès de l'affaire dite — T.ZOCCOLAN/AFP
  • Huit personnes seront jugées, dont quatre pour association de malfaiteurs. 
  • Julien Coupat et son ex-épouse, Yildune Lévy, comparaîtront pour une opération de dégradations sur une ligne TGV dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008.
  • Ministre de l'Intérieur à l'époque, Michèle Alliot-Marie avait vu dans ce dossier le symptôme des «risques de résurgence violente de l'extrême gauche radicale».

Il aura fallu attendre dix ans. Dix ans d’imbroglio judiciaire avant l’ouverture, mardi, du procès de l’affaire dite de « Tarnac ». Suspectées d’appartenir à une mouvance « anarcho-autonome » et d’être à l’origine du  sabotage de lignes TGV en 2008, huit personnes dont Julien Coupat et son ex-épouse Yldune Levy, sont renvoyées devant le tribunal correctionnel de Paris. Porté tour à tour par le parquet, les services de renseignement ou la ministre de l’Intérieur de l’époque Michèle Alliot-Marie, le caractère «terroriste» de l’affaire a été définitivement rejeté en 2015 par la justice.

Tout au long de la procédure, les prévenus n’ont cessé de nier les faits. Leurs avocats ont dénoncé à plusieurs reprises l’instrumentalisation du dossier contre les militants d’extrême gauche, la fragilité des preuves et les méthodes des services de renseignement. Prévu jusqu’au 30 mars, le procès sera l’occasion pour la défense de pointer les défaillances de l’antiterrorisme.