VIDEO. Bretagne: Agressé, un apiculteur crie sa colère après le vol et le saccage de ses ruches

FAITS DIVERS L’homme a été frappé à la tête après avoir surpris deux voleurs sur son exploitation...

J.G.

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Colomiers, le 21 avril 2013. Un apiculteur au travail sur l'une de ses ruches.
Colomiers, le 21 avril 2013. Un apiculteur au travail sur l'une de ses ruches. — FRED SCHEIBER

Alors que la saison redémarre, les apiculteurs sont sur leurs gardes en raison de la multiplication des vols de ruches. Dans la nuit de vendredi à samedi, Florian Ruyet, apiculteur à Locoal-Mendon dans le Morbihan, a payé cher sa passion pour les abeilles. Déjà victime à deux reprises dans la semaine de dégradations et de vols de ruches, l’apiculteur a décidé ce soir-là d’effectuer une ronde dans la nuit pour surveiller son exploitation.

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Vers 2h, il a surpris deux individus en train de saccager ses ruches. Il a alors été violemment frappé à la tête, comme il l’a raconté sur sa page Facebook. Souffrant d’un traumatisme crânien, l’apiculteur a été transporté à l’hôpital de Vannes, d’où il est ressorti samedi dans l’après-midi.

Plusieurs dizaines de ses ruches avaient alors été volées ou détruites. « Le moral dans les chaussettes et les boules de voir tant d’abeilles mortes », témoignait-il vendredi. Pour lui venir en aide, une cagnotte en ligne a été ouverte avec déjà 6.730 euros récoltés.

Les voleurs sont bien souvent des apiculteurs

Devant la recrudescence des vols, la gendarmerie de Lorient appelle les apiculteurs à la plus grande vigilance. « Il semblerait que les voleurs s’intéressent aux reines, avant que la rotation des abeilles ne reprenne dans les prochaines semaines », indique le capitaine Raut, interrogé par Le Télégramme.

Dans la profession, les menaces sont malheureusement bien connues. « Le phénomène des vols de ruches n’est pas nouveau. Certains viennent avec des fourgons ou des camions de nuit pour les embarquer. D’autres volent à l’intérieur des ruches pour embarquer les cadres et les abeilles. Et cela se revend très bien au marché noir », indique René Vicogne, président du syndicat de défense des apiculteurs de France, qui ne se fait guère d’illusions sur l’identité des voleurs. « Ce sont souvent des apiculteurs amateurs ou professionnels qui volent pour commencer un cheptel », assure-t-il.

Pour se protéger, il conseille aux apiculteurs de pucer les ruches afin de pouvoir les géolocaliser en cas de vol. « On peut aussi poser un appareil photo avec un déclencheur automatique à l’intérieur de la ruche », indique-t-il.