Rentrée 2018: Jean-Michel Blanquer annonce la fermeture de 300 classes et l'interdiction du portable au collège

EDUCATION Le ministre de l'Education a affirmé que l'on ouvrait plus de classes que l'on en fermait...

20 Minutes avec AFP

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Une salle de CP à Dreux (image d'illustration).
Une salle de CP à Dreux (image d'illustration). — JEROME MARS/JDD/SIPA

Le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, invité ce lundi dans la matinale de France inter, a fait le point sur son projet pour la rentrée des classes 2018. Environ 200 à 300 classes « grand maximum » en milieu rural fermeront pour la rentrée prochaine, a-t-il déclaré, confirmant également l’interdiction du portable dans l’enceinte des collèges.

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Jean-Michel Blanquer l'avait déjà annoncé en septembre, les téléphones portables « seront interdits à partir de septembre prochain dans les collèges non seulement en classes mais aussi dans l’établissement ».

« On laissera aux collèges le soin de choisir entre plusieurs modalités d’interdiction »

Le ministre a annoncé que la mesure allait faire l’objet d’un article législatif « au cours des prochaines semaines ». Une modification de la loi est nécessaire pour appliquer cette réforme car en l’état, l’interdiction reviendrait à attenter aux libertés publiques.

Plusieurs degrés d’interdiction seront possibles. « On laissera aux collèges le soin de choisir entre plusieurs modalités d’interdiction qui vont de la plus souple à la plus dure », a précisé Jean-Michel Blanquer. Les collèges pourraient ainsi choisir d’interdire ou non aux élèves de venir avec leur portable à l’école.

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« La version la plus souple, comme cela existe aussi dans certains collèges, c’est de pouvoir l’enfermer dans un petit sac spécifique à l’intérieur du cartable pour pouvoir le ressortir s’il y a des usages pédagogiques, s’il y a des urgences », a-t-il souligné. Plusieurs syndicats et parents d’élèves jugent cette mesure très difficile à mettre en place.

Rassurer le milieu rural

Le ministre de l’Education nationale a également confirmé la disparition de 200 à 300 classes « grand maximum » en territoire rural. « J’ai été interpellé à l’Assemblée par des députés qui protestaient contre ce soi-disant sacrifice du rural et c’était des départements où on crée des postes, a précisé Jean-Michel Blanquer. On parle de ce que l’on ferme mais on peut parler de ce que l’on ouvre. »

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Plusieurs départements ruraux affichent en effet des créations de classes, notamment avec le dédoublement des CP et CE1 en éducation prioritaire, mais ces ouvertures ont lieu dans les villes de ces départements, font valoir les syndicats et les élus de ces zones qui estiment que cette politique de dédoublement en éducation prioritaire, qu’ils soutiennent, s’effectue au détriment des classes à la campagne.

Le ministre a assuré être « le premier fervent partisan des écoles rurales » et qu’il travaillait « justement pour préserver » ces écoles. « Je suis engagé en ce moment dans une politique de reconquête du monde rural, on va créer des internats ruraux », a-t-il ajouté. La rentrée 2018 se fera avec 3.800 postes supplémentaires de professeurs des écoles sur toute la France, a-t-il rappelé, malgré la baisse démographique de 32.000 élèves dans le primaire, notamment dans les zones rurales.