Affaire Seznec: Les os retrouvés étaient bien ceux d’un animal, l’enquête clôturée

ENQUETE Le mystère autour de la mort de Pierre Quémeneur reste donc entier...

J.G. avec AFP

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Deux fragments d'os ont été découverts ce week-end dans l'ancienne maison de la famille Seznec à Morlaix.
Deux fragments d'os ont été découverts ce week-end dans l'ancienne maison de la famille Seznec à Morlaix. — BERTRAND VILAIN / AFP

Les fragments d’os retrouvés ce week-end dans l’ancienne maison de la famille Seznec à Morlaix (Finistère) étaient donc ceux d’un animal et non ceux de Pierre Quémeneur. C’est ce qu’a confirmé jeudi le procureur de la République de Brest Jean-Philippe Récappé. « Il s’agit de restes de bovidé correspondant à deux animaux d’âge différent », a-t-il indiqué, précisant que l’enquête de police allait donc « être clôturée ».

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Le parquet de Brest avait ouvert une enquête après la découverte d'un premier bout d'os samedi, relançant les spéculations sur une possible élucidation de l'énigmatique affaire Seznec. Sans preuves ni aveux, Guillaume Seznec avait été condamné en 1924 au bagne à perpétuité pour le meurtre un an plus tôt de Pierre Quémeneur, conseiller général du Finistère, avec lequel il était associé en affaires, ainsi que pour des faux en écriture. Mais le corps de l’élu n’a jamais été retrouvé.

Une énigme judiciaire vieille de près de 100 ans

C’est pour tenter d’élucider l’énigme qu’un ancien avocat de la famille, Denis Langlois, et l’auteur d’un livre sur l’affaire, Bertrand Vilain, avaient lancé des fouilles « privées » samedi dans un ancien cellier de la maison familiale. Selon eux, l’élu aurait été tué involontairement par l’épouse du condamné après lui avoir fait des avances.

Après la découverte d’un premier fragment d’os samedi, ainsi que d’un vieux bout de pipe, les fouilles avaient été reprises dimanche par la police judiciaire de Rennes, saisie de l’enquête. Les premières analyses visuelles des ossements réalisées par un médecin légiste suggéraient qu’il pouvait s’agir d’os humains.

D’autres fouilles pourraient être relancées

Denis Langlois et Bertrand Vilain comptent cependant relancer les fouilles « privées » sur les lieux. Denis Langlois a indiqué ce jeudi dans un communiqué souhaiter « reprendre sans tarder les fouilles qui visent à progresser vers la vérité et aboutir à une révision équitable dans l’affaire Seznec ».