SNCF: La CGT «pas rassurée du tout» après sa rencontre avec la ministre Elisabeth Borne

TRANSPORTS Il y a eu « beaucoup d’échanges mais pas beaucoup de marges de manœuvre », a expliqué le secrétaire général de la CGT cheminots…

20 Minutes avec AFP

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SNCF Illustration SNCF
SNCF Illustration SNCF — Mathias Walter/SIPA

« La ministre n’a pas écarté nos craintes ». La CGT cheminots « n’est pas rassurée du tout » sur le projet de réforme de la SNCF, a déclaré ce jeudi son secrétaire général Laurent Brun, à la sortie d’une première réunion de concertation avec la ministre des Transports Elisabeth Borne, qui reçoit ce jeudi les principaux syndicats de la SNCF, y compris FO qui n’est pas représentatif.

Il y a eu « beaucoup d’échanges mais pas beaucoup de marges de manœuvre », a-t-il relevé. La CGT participera aux réunions de concertation « sans beaucoup d’illusions ».

« Au-delà de la concertation, nous voulons de la négociation »

Laurent Brun a précisé avoir formulé à la ministre « un certain nombre de critiques » à l’égard du projet présenté lundi par le Premier ministre Édouard Philippe, qui prévoit notamment la fin du statut de cheminot pour les nouveaux embauchés, la transformation de la SNCF en société nationale à capitaux publics et de mener la réforme par ordonnances.

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« Au-delà de la concertation, nous voulons de la négociation, nous n’avons pas eu gain de cause », a-t-il dit, en ajoutant que son syndicat remettrait « le 7 mars une proposition globale au ministère avec une analyse de la situation ».

Rendez-vous le 15 mars pour décider d’un mouvement de grève

Quant à l’alerte sociale, première étape du processus permettant d’appeler à la grève pour les cheminots, elle a été déposée « ce (jeudi) matin » par les quatre syndicats représentatifs (CGT, Unsa, SUD-Rail et CFDT).

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Réunie mardi, l’intersyndicale s’est donné rendez-vous le 15 mars pour décider d’un mouvement de grève, au vu du résultat de la concertation avec le gouvernement et du contenu du projet d’habilitation des ordonnances. Evoquant la manifestation nationale du 22 mars, la CGT a proposé « à toutes les organisations syndicales de faire un appel commun » à manifester, en rappelant que l’Unsa (2e syndicat) et SUD-Rail (3e) avaient déjà annoncé leur participation.