Près d'une femme sur trois dit avoir été victime de harcèlement sexuel au travail

HARCELEMENT Elles sont 32% à avoir subi sifflements, gestes ou commentaires grossiers, remarques gênantes sur leur tenue ou leur physique...

20 Minutes avec AFP

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Seules 7à 16% disent l'avoir signalé à une personne susceptible d'agir.
Seules 7à 16% disent l'avoir signalé à une personne susceptible d'agir. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Gestes ou commentaires grossiers, propos obscènes, contacts physiques… Près d’une femme sur trois (32 %) dit avoir été victime d’une forme de harcèlement sexuel au cours de sa carrière, selon un sondage Ifop pour le site VieHealthy.com, publié mercredi.

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Les formes verbales ou visuelles de harcèlement sont les atteintes les plus répandues, à commencer par les sifflements, gestes ou commentaires grossiers (34 % des femmes interrogées disent en avoir été victimes au moins une fois), suivis des remarques gênantes sur la tenue ou le physique (27 %).

Seules 7 % à 16 % en ont parlé à un supérieur ou un syndicaliste

24 % des femmes disent avoir été victimes au moins une fois de contacts physiques légers, comme par exemple un effleurement des mains, des cheveux, du visage ou des jambes, et 13 % de contacts de type « main aux fesses ». Les pressions psychologiques visant à obtenir un acte de nature sexuelle constituent une pratique plus limitée, 8 % des femmes disant les avoir subies.

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Le fait d’être célibataire, de résider dans une grande agglomération - notamment parisienne - ou d’être titulaire d’un contrat de droit privé aggrave les risques de harcèlement sexuel au travail, selon l’enquête. Les cadres et professions intellectuelles supérieures sont quasiment deux fois plus nombreuses (40 %) que les ouvrières (23 %) à avoir déjà été harcelées ou agressées sexuellement sur leur lieu de travail.

Une majorité de victimes a parlé de son expérience à un tiers (surtout un proche ou collègue de même rang), mais celles en ayant parlé à un interlocuteur susceptible de résoudre le problème en interne (supérieur hiérarchique, syndicaliste) restent peu nombreuses, entre 7 % et 16 % selon les cas.

Enquête réalisée en ligne auprès d'un échantillon représentatif de 2.008 femmes de 15 ans et plus, du 26 au 29 janvier (méthode des quotas).