SNCF: Philippe Martinez dénonce «une campagne mensongère»

REFORME Il a promis une « réponse appropriée » des syndicats à une « attaque gravissime »...

20 Minutes avec AFP

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Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez
Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez — CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Philippe Martinez a dénoncé ce mardi la « campagne mensongère » en cours selon lui sur la question du statut des cheminots et des petites lignes, dans le cadre de la réforme de la SNCF annoncée lundi par le gouvernement.

« Il faut expliquer, il y a une campagne mensongère qui a lieu en ce moment », a déclaré le secrétaire général de la CGT à l’antenne de RMC, promettant une « réponse appropriée » des syndicats à une « attaque gravissime ».

« Les droits collectifs sont justifiés »

« Le PDG de Renault est un privilégié, oui, les 140 PDG reçus à Versailles par Macron, sont des privilégiés. Mais enfin des salariés qui touchent moins de 2.000 euros par mois, qui travaillent souvent la nuit, le week-end, est-ce que c’est ça être privilégié ? », a-t-il interrogé, critiquant « une vieille méthode d'Emmanuel Macron de considérer que celui qui a un peu est un privilégié par rapport à celui qui n’a rien du tout ».

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Estimant que « les droits collectifs sont justifiés », le responsable a suggéré d'« améliorer les grilles de salaire des cheminots parce qu’ils sont mal payés ». « Les métiers ont évolué, les qualifications ont évolué et le paiement de la qualification n’a pas évolué », a-t-il regretté.

« Une manoeuvre politique énorme »

A propos de la décision du Premier ministre Edouard Philippe de ne pas reprendre les préconisations du rapport Spinetta sur les petites lignes de train, Philippe Martinez a évoqué « une manoeuvre politique énorme ». « Evidemment, c’est un sujet sensible et donc on veut rassurer et les usagers et les président de régions », a-t-il expliqué.

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« C’est tellement gros. Vous croyez qu’une entreprise privée quand elle arrivera, elle va maintenir ce qu’on appelle les petites lignes ? C’est ne pas connaître la réalité donc c’est se moquer du monde », a-t-il estimé.