C'est l'heure du BIM: RER C déchiré, officier peureux et sursis requis contre des policiers accusés de violences

ACTUALITES « 20 Minutes » compile pour vous les infos qu'il ne faut pas manquer ce matin dans votre Bulletin d'information matinal (BIM)...

Noémie Sato

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Une rame du RER C (illustration).
Une rame du RER C (illustration). — SIPA

Vous avez manqué les infos de ce début de matinée ? On vous a concocté un récap' pour vous aider à y voir plus clair.

Incident dans le RER C, «On a entendu un gros bruit et le sol du wagon a été déchiré»

Fort heureusement, il n’y a pas eu de blessé. Un incident de chantier s’est produit jeudi sur la ligne du RER C aux alentours d’Ablon (Val-de-Marne), lorsqu’une pièce métallique, emportée au passage d’un train, est venue s’encastrer dans le plancher d’un wagon, sans faire de victime, a indiqué la SNCF.

Marc*, présent dans la rame, témoigne pour 20 Minutes : « On a entendu un gros bruit et un grand mouvement du wagon. Deux secondes après, une énorme éclisse [l’attache entre deux rails] déchire le sol du wagon et rentre dans ce dernier. Le RER ne fait pas d’arrêt, les personnes à l’intérieur sont ébahies. On imagine ce que cela aurait produit avec des personnes dans l’allée centrale – ce qui est le cas aux heures de pointe. »

L’incident, qualifié de « rare » par la SNCF, a eu lieu vers 11h50 lorsque des ouvriers, qui effectuaient une opération d’entretien des voies « ne nécessitant pas l’arrêt des circulations », dégageaient le passage pour laisser passer un train.
*Le prénom a été changé à la demande de l’usager

L'officier armé est resté devant le bâtiment pendant que le massacre se déroulait dans le lycée de Parkland

Alors que Donald Trump propose d’armer « 20 % » des professeurs, le lycée Marjory Stoneman Douglas de Parkland disposait d’un shérif-adjoint à plein temps, armé et en uniforme, pour assurer la sécurité. Quand le tireur a ouvert le feu, mardi dernier, l’officier s’est positionné devant le bâtiment. Et il « n’est jamais entré », a indiqué le shérif Scott Israel, jeudi. Alors, aurait-il eu tout simplement peur ?

« Il aurait dû entrer, confronter le tueur, tuer le tueur. Il a allumé sa radio et s’est positionné devant l’entrée ouest mais il n’est jamais entré », a détaillé Scott Israel. Il a annoncé avoir suspendu Scot Peterson sans paie, et ce dernier, proche de la retraite, a choisi de démissionner.

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Du sursis requis contre trois policiers jugés pour des violences sur des adolescents

Le 17 décembre 2015, 18 habitants du quartier, âgés de 14 à 23 ans, tous « Français d’origine étrangère », ont déposé plainte pour des violences, agressions sexuelles, séquestrations d’objets quasiment systématiquement commises par les « Tigres », le surnom des policiers du groupe de soutien des quartiers (GSQ), dans le XIIe arrondissement de Paris, à proximité du quartier sensible de la dalle Rozanoff.

Quelque 44 faits ont été passés au crible par l’IGPN, la police des polices, en charge de l’enquête. Si 39 d’entre eux ont été classés sans suite, notamment parce qu’ils n’étaient pas suffisamment étayés, quatre policiers étaient jugés mercredi et jeudi pour trois faits de « violences volontaires aggravées » à l’encontre de Yassine M., 17 ans au moment des faits et Julie B., 14 ans à l’époque.

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