VIDEO. Affaire Ramadan: Des responsables musulmans de Lyon demandent sa libération

PLAIDOYER Azzedine Gaci, recteur de la mosquée de Villeurbanne et Kamel Kabtane, recteur de la grande mosquée de Lyon réclament une « justice sereine et apaisée » pour l’islamologue…

Caroline Girardon

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Illustration de l'écrivain Tariq Ramadan.
Illustration de l'écrivain Tariq Ramadan. — Michel Spingler/AP/SIPA

« Une justice sereine et apaisée pour Tariq Ramadan ». Voilà ce que réclament deux responsables musulmans de Lyon. Dans un communiqué qu’ils ont signé conjointement et publié mercredi soir, Azzedine Gaci, recteur de la mosquée de Villeurbanne et Kamel Kabtane, recteur de la Grande mosquée de Lyon, appellent à plus de clémence.

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« Il est victime d’un lynchage médiatico-politique où les convictions personnelles et les rancœurs prennent souvent le pas sur la sacro-sainte présomption d’innocence à laquelle on ne songe pas un instant », argumentent-ils, soulignant son état de santé « jugé très préoccupant ».

« Tariq Ramadan est plus jugé pour ses idées que pour les faits qui lui sont reprochés »

Parlant d’un homme « respecté au sein des musulmans de France », ils déplorent le traitement dont il fait actuellement l’objet. « La sévérité appliquée à cet intellectuel de renom (…) nourrit l’idée selon laquelle Tariq Ramadan est plus jugé pour ses idées et ses engagements que pour les faits qui lui sont reprochés ».

L’islamologue, mis en examen pour viols, a refusé ce jeudi d’être extrait de sa prison de Fleury-Mérogis (Essonne) pour comparaître devant la cour d’appel de Paris qui doit se prononcer sur son maintien ou non en détention. « La justice doit pouvoir travailler en toute sérénité », appuient Azzedine Gaci et Kamel Kabtane. Et d’appeler à "faire cesser la polémique autour de sa détention incompréhensible".

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« Nous souhaitons qu’il puisse bénéficier du même traitement dont bénéficient d’autres personnes mises en cause dans des affaires de même nature », ajoutent-ils, réclamant en guise de conclusion « sa libération immédiate en raison de la dégradation de son état de santé ».