Que devient Fine, la vache bretonne pie noir égérie du salon de l'agriculture en 2017?

AGRICULTURE La vache de race bretonne pie noir est de retour dans la capitale…

Jérôme Gicquel

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Fine, la vache Bretonne pie noir, star du Salon de l'agriculture 2017.
Fine, la vache Bretonne pie noir, star du Salon de l'agriculture 2017. — SIA 2017 / P.Parchet
  • La vache bretonne pie noir était l’égérie du Salon de l’agriculture l’an dernier.
  • Elle sera de retour Porte de Versailles cette année pour le concours de sa race.
  • En septembre, elle a mis au monde un petit veau, baptisé Neodresny.

Fine se la jouerait-elle Parisienne ? Toujours est-il que les charmes de la ville lumière ne l’ont pas laissée insensible. Égérie du Salon de l’agriculture en 2017, cette vache de race bretonne pie noir de 450 kilos sera de retour ce week-end Porte de Versailles. « La capitale commençait à lui manquer. Et puis, elle connaît le chemin maintenant pour y aller », sourit son éleveur Cédric Briand, installé à la ferme des Sept chemins au Dresny, à la frontière de l’Ille-et-Vilaine et de la Loire-Atlantique.

Passant le flambeau cette année à Haute, sa collègue de l’Aubrac, Fine s’était offert un joli bain de foule l’an dernier. Présidentielles obligent, elle avait vu défiler tous les candidats à l’élection. D’autres célébrités comme Miss France s’étaient également prêtées au jeu des selfies à ses côtés. « C’était vraiment la star et elle s’est très bien comportée. Elle était quand même bien protégée pour éviter trop de contacts avec le public », assure Cédric Briand.

Elle a mis au monde un petit veau en septembre

Sitôt le Salon de l’agriculture terminé, Fine a repris sa vie normale, sans prendre de haut ses congénères. « Elle est restée la même, toujours un peu leader du troupeau. On n’a pas non plus cherché à la mettre en avant après le salon, même si elle a quand même eu pas mal de visites », poursuit l’éleveur.

Entre-temps, l’ambassadrice de la race pie noir a donné naissance à un joli veau, Neodresny, qui se porte à merveille. « C’est une bête extraordinaire. Elle ne fait pas de bruit, elle donne un lait de qualité et elle fait son veau tous les ans », se réjouit Cédric Briand.

Ambassadrice d’une race un temps menacée de disparition

Mercredi prochain, Fine retrouvera la lumière et remontera sur le ring à l’occasion du concours de sa race. « Il avait disparu du salon depuis 1962 et nous avons réussi à le remettre sur pied l’an dernier. Nous allons maintenant le faire revivre pour mettre en avant la race pie noir ».

Première race française en 1900 avec 700.000 têtes recensées, la Bretonne pie noire a ensuite connu un déclin drastique, les effectifs chutant à 311 bêtes en 1976. Menacée de disparition, cette race de petite taille doit sa survie à un programme de sauvegarde initié par deux scientifiques. On en compte désormais 2.500 environ, principalement dans l’Ouest de la France.