Réforme de la SNCF: Guillaume Pepy ne s'attend pas à une grève des cheminots

SERENITE « L’écoute, la concertation, la négociation vont permettre d’éviter une grande grève », assure-t-il…

20 Minutes avec AFP

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Guillaume Pepy, le PDG de la SNCF, en mars 2017.
Guillaume Pepy, le PDG de la SNCF, en mars 2017. — ERIC PIERMONT / AFP

Il parie sur un dialogue. Le président de la SNCF Guillaume Pepy a en effet affirmé ce mardi qu’il ne s’attendait pas à une grève des cheminots contre la réforme de la SNCF, estimant que « la concertation » permettrait d’éviter un tel mouvement.

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« Les cheminots, les syndicats de cheminots, ont intérêt à ce qu’il y ait un avenir pérenne pour la SNCF, je suis persuadé que l’écoute, la concertation, la négociation vont permettre d’éviter une grande grève », a ainsi déclaré Guillaume Pepy sur la radio franceinfo.

Les quatre syndicats représentatifs ont réaffirmé leurs « limites »

« Plus il y a de concertation, moins il y a de tension », a-t-il ajouté, reconnaissant toutefois « l’inquiétude » des cheminots, après la présentation la semaine dernière du rapport Spinetta, qui présente des pistes de réformes pour la SNCF. La ministre des Transports Élisabeth Borne a reçu lundi les quatre syndicats représentatifs du groupe. Chacun d’entre eux a réaffirmé ses « limites » quant aux pistes esquissées sur l’avenir du groupe ferroviaire.

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Le premier syndicat de la SNCF, la CGT-Cheminots, qui appelle à la mobilisation le 22 mars, n’a pas prévu de « grève nationale » ce jour-là. La suite du mouvement dépendra de ce que va annoncer le Premier ministre Edouard Philippe, a-t-il dit. L’auteur du rapport, Jean-Cyril Spinetta a espéré qu’à l’issue des concertations, « des décisions raisonnables, qui sont celles que recommande le rapport, pourront prévaloir ».

« Améliorer le système ferroviaire français »

Il a affirmé ce mardi sur CNews qu’il était « trop tôt » pour pronostiquer s’il y aura des grèves et « pense sincèrement » qu’une réforme sera faite car « le gouvernement est conscient d’une situation de la SNCF qui ne peut pas durer ». « Cette réforme est indispensable » a-t-il dit, pronostiquant le « déclin inéluctable », voire la « mort lente » de la SNCF si aucune mesure n’était prise pour permettre au groupe ferroviaire de « gagner des parts de marché dans un environnement concurrentiel ».

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« Si chacun fait un effort […] parce que tout le monde a intérêt à cette réforme, à ce moment-là, on peut améliorer le système ferroviaire français et en faire un des meilleurs d’Europe », a déclaré Guillaume Pepy. « La réforme peut, et doit, être gagnante pour tout le monde », a-t-il dit.