La belle histoire de Haute, la vache très mère poule qui sera l'égérie du salon de l'agriculture

STAR Avec ses yeux naturellement cernés de khôl, la vache égérie du Salon de l’agriculture montera ce jeudi à Paris depuis l’Aubrac, en Aveyron. Elle s’appelle Haute et son CV est déjà vachement étoffé…

Helene Menal

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Haute, la vache égérie du Salon de l'agriculture 2018, dans son pâturage d e l'Aubrac.
Haute, la vache égérie du Salon de l'agriculture 2018, dans son pâturage d e l'Aubrac. — P. Parchet
  • Haute, une vache de race Aubrac âgée de six ans, sera la vedette du Salon international de l’agriculture qui ouvre samedi.
  • L’égérie aveyronnaise est fière et de haute lignée.
  • Très maternelle, elle a le câlin sélectif.

« On la douche tous les matins pour qu’elle ait un beau poil, alors, forcément, elle se doute de quelque chose ». Parce qu’on ne la lui fait pas à Haute, l’élégante vache aveyronnaise choisie comme égérie de l’édition 2018 du salon international de l'Agriculture.

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Elle a beau paître encore paisiblement dans son Aubrac natal, ignorer royalement les tweets qui relaient sa starisation dans les stations de métro parisiennes, Thibaut Dijols, son propriétaire, est persuadé que le défilé des photographes et les « brushings » répétés lui ont mis la puce à l’oreille, qu’elle a cerclée de noir, comme il se doit.

Un père et un fils déjà taureaux vedettes

L’éleveur, pas peu fier, croit en l’instinct de sa protégée. « Elle a toujours eu quelque chose de plus que les autres, qui attire l’attention », confie-t-il. Et en particulier ce port de tête altier, signe de « curiosité », auquel elle doit son nom.

Dès sa naissance, il y a six ans, Haute avait donc tout pour réussir dans la capitale. D’abord, le physique. La vache respecte les « canons » de la race Aubrac : sa robe froment est sans tache, ses cornes évoquent des lyres et ses yeux sont naturellement maquillés, comme cernés de khôl, ce qui évitera les retouches matinales.

La haute extraction ensuite. Son père, le taureau Bijou, a terminé deuxième du concours général agricole en 2010. Et elle perpétue à merveille la lignée avec sa fâcheuse manie de toujours vêler entre Noël et le 1er de l’An. Déjà quatre veaux, dont un mâle, l’aîné, vite parti vers les alpages suisses comme reproducteur ultra-performant.

Un caractère bien trempé

Haute a donc vachement musclé son CV avec sa fibre maternelle. D’ailleurs ce jeudi, elle partira pour Paris avec Olympe, sa petite dernière dont elle ne se sépare jamais.

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L’égérie - dont le poids ne sera pas révélé, c’est une coquetterie dans l’Aubrac - a aussi le caractère et la robustesse pour tenir au salon, pour encaisser les cris des enfants et les mains flatteuses des politiques, même si elle aura droit la nuit à un box individuel. Mais attention, « c’est une vache obéissante mais pas câline », précise Thibaut Dijols.

Quand elle secoue la tête, c’est signe qu’elle s’agace. Pas touche à Olympe non plus. La petite est elle aussi promise à un grand avenir et son nom n’a pas été choisi au hasard. Elle aura six ans en 2024, année olympique, et compte bien briller sur les podiums de la porte de Versailles.