Nantes: Le mouvement étudiant «se durcit», l'université en partie fermée «jusqu'à nouvel ordre»

REFORME DE L'UNIVERSITE Le président de l'université a décidé la fermeture administrative de tout le campus du Tertre, fréquenté par 11.000 étudiants...

Julie Urbach
Le campus du Tertre de l'université de Nantes.
Le campus du Tertre de l'université de Nantes. — F.Brenon/20Minutes
  • Après une journée de blocage, mercredi, les cours et activités ont été annulés jusqu’à nouvel ordre sur une grande partie de l’université de Nantes.
  • Selon le président de l’université, qui a pris cette décision, « les conditions de sécurité et de sérénité ne sont plus réunies ».

Les personnels et étudiants sont carrément appelés à rester chez eux. Après une journée de blocage du campus du Tertre, mercredi, le président de l’université de Nantes a décidé, dans la soirée, de la fermeture administrative de la totalité des bâtiments du site principal de l’université « jusqu’à nouvel ordre ».


Les bâtiments « Tertre, Censive, IGARUN, FLCE, Recteur Schmitt, Droit et Sciences politiques, IAE, SUAPS, Pôle étudiant, ainsi que l’ensemble des bibliothèques du site », fréquentés par quelque 11.000 étudiants, seront donc fermés ce jeudi, annonce Olivier Laboux dans un communiqué. Il estime que « les conditions de sécurité et de sérénité ne sont plus réunies ».

Blocus, réquisitions…

Le mouvement étudiant, qui vise à contester la réforme de l'université et du nouveau baccalauréat, aurait franchi une « nouvelle étape de durcissement » ces dernières heures, affirme le président. En plus des blocus organisés à plusieurs reprises, Olivier Laboux dénonce des « intimidations physiques exercées sur certains personnels et les dégradations » des locaux. Les amphis A et B ont été « réquisitionnés » à la suite d'« une effraction ».

Pour rappel, une partie du bâtiment Censive ainsi que le château du Tertre sont aussi toujours occupés, et ce depuis le mois de novembre, par des jeunes migrants et leurs soutiens. Après plusieurs menaces d’expulsion et ultimatum, la présidence de l’université avait finalement renoncé à évacuer les occupants, craignant que la situation ne dégénère.