Toulouse: Près de 350 personnes suivies pour radicalisation

SECURITE En Haute-Garonne, les services de renseignement suivent près de 350 personnes radicalisées. C’est le deuxième département de France le plus touché par ce phénomène…

Béatrice Colin
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Police judiciaire. Illustration.
Police judiciaire. Illustration. — Pastornicolas/SIPA

Depuis des années, Toulouse est connu pour être un terreau fertile en matière de radicalisation. Les frères Clain, auteurs de la revendication des attentats du 13 novembre 2015, y ont fait leurs armes. Avec l’affaire Merah, la Ville rose fut aussi la première à être touchée par une attaque terroriste lors de cette décennie.

« Dans le département, 350 personnes sont suivies pour des faits de radicalisation. Nous sommes en deuxième position avec Marseille derrière l’Île-de-France », a indiqué lundi le préfet de la Haute-Garonne, Pascal Mailhos lors de la présentation du bilan de la délinquance.

Une centaine de plus qu'il y a deux ans, mais ce sont souvent les mêmes personnes que l’on retrouve d’une année sur l’autre. Toutes les semaines, un suivi des personnes signalées est réalisé par les services de l’État et du renseignement. L’an dernier, la gendarmerie en a recensé 85 dans sa zone.

Liens entre délinquance et terrorisme

Mais c’est parfois d’autres enquêtes des forces de l’ordre qui peuvent mener à des liens avec des entreprises terroristes. « Lutter contre la délinquance c’est pour nous aussi un moyen de lutter contre la radicalisation qui trouve souvent des moyens dans le trafic de stupéfiants et d’armes », relève Pascal Mailhos.

Au cours des trois dernières années, Pierre-Yves Couilleau, le procureur de la République a ainsi signalé 29 personnes auprès de la section antiterroriste du parquet de Paris pour, notamment, des liens entre trafic et réseaux terroristes. Ce qui en fait l’un des parquets, avec celui de Lyon, ayant le plus de dossiers sur le sujet à traiter.