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AGRICULTURELes réseaux sociaux, nouvelle arme de séduction des éleveurs

Les réseaux sociaux, la nouvelle arme de séduction et de défense des agriculteurs

AGRICULTURELes éleveurs sont de plus en plus nombreux à raconter leur quotidien à travers des photos et des vidéos...
Illustration d'une vache.
Illustration d'une vache. - SUPERSTOCK  / Sipa
Jérôme Gicquel

Jérôme Gicquel

L'essentiel

  • Les agriculteurs sont de plus en plus nombreux à utiliser les réseaux sociaux dans leur quotidien.
  • Des formations sont même organisées pour les aider à s’en servir.
  • Les réseaux sociaux permettent aux agriculteurs de présenter leur métier mais aussi de répondre aux nombreuses polémiques.

C’est bien connu, le bonheur est dans le pré. Et pour le partager, les agriculteurs utilisent de plus en plus les réseaux sociaux. Selon une étude datant de 2017, un éleveur sur cinq est présent sur Facebook, Twitter et autres Instagram, contre 12 % seulement en 2015. Pour accentuer ce virage numérique, la chambre d’agriculture des Côtes-d’Armor organise ce lundi une formation sur l’usage des réseaux sociaux. « L’idée est qu’ils puissent se saisir de ces outils, qui ont pris une place considérable dans notre société, afin qu’ils parlent de leur quotidien et présentent de leur métier », souligne Nabila Gain-Nachi, chargée de mission à la chambre d’agriculture.

Très présente sur Twitter, Elodie Le Mailloux, éleveuse à Arzal dans le Morbihan, poste ainsi des selfies avec ses vaches pour témoigner du bonheur qui règne dans son exploitation.

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Même démarche chez Antoine Thibault, éleveur laitier en Normandie et plus connu sous le pseudo d’Agriskippy, qui publie des courtes vidéos pour présenter ses bêtes et faire visiter sa ferme.

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Témoigner de la réalité de la profession

Pour le monde agricole, les réseaux sociaux permettent ainsi de témoigner de la réalité de leur profession, pas toujours rose mais pas non plus aussi sinistre qu’on le laisse parfois entendre. « C’est mieux que ce soit les agriculteurs qui parlent de leur profession plutôt que laisser la parole à des gens qui n’y connaissent rien et assènent des contre-vérités à longueur de temps », poursuit Nabila Gain-Nachi.

A l’heure de l’agri-bashing, les agriculteurs voient aussi dans les réseaux sociaux une nouvelle arme pour répondre aux polémiques. « Nous sommes sans cesse attaqués dans des vidéos ou sur des plateaux par des militants. Les réseaux sociaux nous permettent de répondre à ces attaques en jouant la carte de la transparence. Cela permet aussi de mettre en avant des initiatives positives », assure Josiane Méhouas, éleveuse de porcs au Cap Fréhel (Côtes-d’Armor) et facebookeuse active depuis plusieurs années.

Répondre aux polémiques et aux attaques

En janvier 2017, suite à une nouvelle vidéo publiée par l’association L214, Agriskippy avait répondu aux attaques des militants de la cause animale dans une vidéo sur YouTube.

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Plus récemment, le hashtag #ceuxquifontlelait a également fleuri sur Twitter, en réponse à la polémique suscitée par la diffusion de l’enquête de Cash Investigation sur la filière lait.

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« A nous aussi de faire entendre notre voix et d’exprimer notre désaccord quand c’est le cas », estime Josiane Méhouas. Et en matière de caisse de résonance, les réseaux sociaux sont parfaits pour ça.

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