La Roche-sur-Yon: Le maire de la ville met en colère la Belgique

POLEMIQUE Il veut débaptiser le square Albert-1er et nommer cette place du centre-ville, l’esplanade Simone-Veil…

David Phelippeau

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Localisation de la Roche-sur-Yon en Vendée
Localisation de la Roche-sur-Yon en Vendée — Maps4news

Une crise diplomatique entre la France et la Belgique à cause de la Roche-sur-Yon ?  Luc Bouard, le maire (LR) de la ville, a annoncé, le 15 janvier, lors de sa cérémonie des vœux, qu’il voulait rebaptiser esplanade Simone-Veil le square Albert-1er (Roi des Belges de 1909 à 1937), place sur laquelle se trouve un monument aux morts inauguré en 1922.

Selon France Bleu Loire Océan, l’ambassadeur de Belgique en France n’a pas tardé à réagir. Il a adressé un courrier officiel, en date du 26 janvier 2018, adressé à Luc Bouard et à d’autres dirigeants politiques de la région. Dans cette lettre que la radio nantaise s’est procurée, l’ambassadeur fait part de son « étonnement » et il écrit : « Si Madame Simone Veil mérite une commémoration au vu de son action et son rayonnement, ce "dé-baptême" aurait pour effet immédiat et visible de jeter aux oubliettes le Roi Chevalier qui, dans la posture qu’il a prise au cours de la Première-Guerre-Mondiale, a œuvré à la fois pour la Belgique et pour la France. »

Le maire de la Roche ne cédera pas

Il poursuit en parlant d’un choix « désastreux » : « Cette décision risque d’être interprétée comme une manifestation inamicale à l’égard de la Belgique […] au moment où nos deux pays vont commémorer ensemble le centième anniversaire de la fin de la guerre 14-18. »

Le maire de la Roche-sur-Yon n’a guère goûté à ce courrier. « Je trouve ça assez cocasse qu’un ambassadeur d’un pays étranger vienne s’immiscer dans les affaires de la commune », a-t-il expliqué à France Bleu Loire Océan ce lundi matin. En attendant, il ne compte pas changer d’avis et la modification du nom se fera lors des commémorations du 11 novembre prochain. Craint-il une brouille diplomatique ? « On ne sait jamais avec nos amis belges, s’il faut en rire ou faire autre chose », conclut-il au micro de la radio.