«C'est un pas en arrière pour les femmes»... Des «grid girls» dénoncent leur mise à l'écart de la Formule 1

FORMULE 1 « On nous empêche de faire un travail que nous aimons et dont nous sommes fières », a expliqué l’une d’elles…

H. B.

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Une «grid girl» lors du Grand Prix de Formule 1 des Etats-Unis, le 22 octobre 2017.
Une «grid girl» lors du Grand Prix de Formule 1 des Etats-Unis, le 22 octobre 2017. — HZ/PIXATHLON/SIPA

« Les féministes nous ont fait perdre notre job ». Après l’annonce faite ce mercredi par le nouveau propriétaire de la F1 de supprimer les « grid girls », certaines de ces hôtesses, chargées d’accompagner les pilotes sur la piste avant le départ de chaque épreuve, ont réagi ces derniers jours sur les réseaux sociaux.

« L’inévitable est donc arrivé, les « grid girls » ont été supprimées de la F1. C’est ridicule que des femmes qui affirment « se battre pour les droits des femmes » disent aux autres ce qu’elles devraient faire ou ne pas faire. On nous empêche de faire un travail que nous aimons et dont nous sommes fières. Le politiquement correct devient fou ! », a dénoncé sur Twitter Rebecca Cooper.

« Je ne me suis jamais sentie mal à l’aise »

« Les féministes nous ont fait perdre notre job. J’ai été grid girl pendant huit ans et je ne me suis jamais sentie mal à l’aise. J’adore mon travail et si ce n’était pas le cas, je ne le ferais pas. Personne ne nous force à le faire. C’est notre choix », a ajouté une autre « grid girls », Lauren Jade.

Interrogée par franceinfo, une autre jeune femme a expliqué, qu'« à aucun moment », elle ne s’est sentie « dénigrée ». « Je pense que l’interdiction des « grid girls » en Formule 1 est un pas en arrière pour les femmes. On vit dans une époque où les femmes s’expriment partout sur les réseaux sociaux et les médias, pour dire qu’elles doivent être fières de ce qu’elles sont et de ce qu’elles font, et dans le même temps, certaines femmes disent aux « grid girls ». "Soyez fières de qui vous êtes et de ce que vous faites… tant que ce n’est pas pour devenir une grid girl" », a dénoncé Samantha Young, hôtesse de course sur les circuits depuis douze ans.