VIDEO. Strasbourg: La réforme du bac, «c'est pour nous éjecter avant même l'université»

EDUCATION Faible mobilisation, à Strasbourg ce jeudi, pour la manifestation contre la réforme du baccalauréat et de l’entrée à l’université, laissant certains lycéens présents avec leurs inquiétudes…

Gilles Varela
— 
Manifestation contre réforme du Baccalauréat et de l'accès à l'université. Strasbourg le 01 février 2018.
Manifestation contre réforme du Baccalauréat et de l'accès à l'université. Strasbourg le 01 février 2018. — G. Varela / 20 Minutes
  • Le cortège contre la réforme du bac et de l’entrée à l’université a rassemblé à Strasbourg près de 150 personnes, parmi elles peu de lycéens.
  • Des lycéens s’inquiètent notamment de l’importance donnée aux conseils de classe, de « la fiche avenir faites par les profs », de l’accès conditionné à une filière « si oui ».

Mobilisation faible contre la réforme du baccalauréat et de l’entrée à l’université organisée à l’appel d’une intersyndicale ce jeudi. Pas plus de 150 personnes, dont très peu de lycéens ont battu le pavé, dans le froid et sous la pluie, de la place Adrien-Zeller au Wacken –où ils s’étaient donné rendez-vous– jusqu'au Palais Universitaire.

Ambiance morose tout comme le moral de Julie, en terminale ES au lycée Marc-Bloch. « Peu de gens étaient au courant de cette manif », avance la jeune fille qui tenait à se mobiliser ce jeudi. Car la lycéenne s'inquiète de la réforme du baccalauréat et de la sélection pour l’entrée à l’université. « Ce qui ne va pas, c’est la fin du classement dans les vœux. On va nous mettre où l’on veut, les meilleurs auront ce qu’ils veulent et encore, les autres seront dirigés vers des filières qu’ils n’ont pas choisies. On peut être moyen en maths et pourtant se révéler en fac dans cette filière. Les profs ne savent pas vraiment ce que l’on veut vraiment. Et même si l’on perd un an en fac, ce n’est pas si grave. »

Grand oral et contrôle continu pas critiqués

«C’était déjà compliqué avec l’APB, les inégalités vont se renforcer avec Parcoursup. C’est pour nous éjecter avant même l’université», avance Emma, lycéenne également.

Autres inquiétudes, l’importance donnée aux conseils de classe, « la fiche avenir faites par les profs », l’accès conditionné à une filière « si oui »... En revanche, les deux lycéennes s’accordent à dire que le contrôle continu est une bonne chose, tout comme le grand oral.

>> A lire aussi : Calendrier, voeux... Tout savoir sur Parcoursup, le successeur d'APB

En tête du cortège, on trouvait essentiellement des étudiants, des syndicalistes, des enseignants et des parents d'élèves. Ceux-ci lançaient des « Ni tirage au sort, ni loi des plus fort, contre la sélection, on veut plus de pognon »...