Réforme du bac et de l'université: Mobilisation de syndicats étudiants et enseignants ce jeudi

EDUCATION La réforme du bac et la sélection à l'université ne passent pas auprès des syndicats...

G. N. avec AFP
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Plusieurs centaines d'étudiants manifestent contre la réforme de l'université à Paris, le 22 novembre 2017.
Plusieurs centaines d'étudiants manifestent contre la réforme de l'université à Paris, le 22 novembre 2017. — Sevgi/SIPA

Des syndicats lycéens, étudiants et enseignants appellent à une journée de mobilisation jeudi contre le sprojets du gouvernement concernant l'éducation. Le Snesup-FSU (premier syndicat chez les enseignants du supérieur), l'Unef (organisation étudiante), l’UNL et le SGL (syndicats lycéens), les syndicats FO, la CGT, Sud et d’autres réclament le retrait du projet de loi sur les nouvelles modalités d’accès à l’université, traduites dans la nouvelle plateforme d'inscription Parcoursup (qui a succédé à APB).

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Ils ont été rejoints par la FCPE, première fédération des parents d’élèves, qui appelle à se joindre aux actions prévues à travers la France pour que « le baccalauréat reste la seule porte d’entrée » à l’enseignement supérieur.

Barrages filtrants devant les universités

A Paris, les manifestants se retrouveront à 14h devant l’université de Jussieu avant de se diriger vers la Sorbonne. Des manifestations sont prévues à Bordeaux, Lille et Strasbourg et d’autres pourraient être organisées dans les grandes villes, a indiqué Hervé Christofol, secrétaire général du Snesup-FSU. Lilà Le Bas, présidente de l’Unef, évoque aussi des barrages filtrants devant les universités.

Il s’agit du premier appel à une mobilisation nationale contre la réforme de l’accès à l’université et le projet d'un nouveau bac. De précédentes mobilisations à une moindre échelle n’avaient rassemblé que peu de monde.

La Fage, premier syndicat étudiant, et le Sgen-cfdt, premier syndicat dans le supérieur (enseignants et personnels administratifs confondus), eux, soutiennent les réformes du gouvernement et n’appellent pas à la mobilisation. Ils réclament en revanche une hausse substantielle des moyens pour la fac, où le coût d’un étudiant est deux fois moindre que celui d’un jeune en classe préparatoire.

Réduire le taux d’échec en premeière année

Pour l’accès à l’université, le projet de loi, actuellement devant le Parlement, prévoit des « attendus » pour chaque filière. Les bacheliers qui ne répondent pas aux pré-requis (définis au niveau national puis affinés par chaque établissement) seront dans l’obligation de suivre un parcours d’accompagnement pour y être acceptés. Un processus qualifié par ses opposants de « sélection déguisée ».

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Cette réforme a pour objectif de supprimer le tirage au sort dans les filières dont le nombre de places est inférieur aux candidatures, et réduire le taux d’échec en première année de licence, qui avoisine les 60 %.