VIDEO. Toulouse: Les agriculteurs doivent lever lentement le blocage du périphérique

MANIFESTATION Comme annoncé, après Montauban, des agriculteurs du Sud-Ouest ont manifesté à Toulouse ce mercredi…

20 Minutes

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Des agriculteurs manifestent au centre-ville de Toulouse, le 31 janvier 2018.
Des agriculteurs manifestent au centre-ville de Toulouse, le 31 janvier 2018. — H. Ménal / 20 Minutes

Ils ont fini par obtenir un rendez-vous vendredi avec le ministre de l’Agriculture, à Paris. Les agriculteurs d'Occitanie, mobilisés depuis plusieurs jours, ont paralysé la Ville rose une bonne partie de la journée et devaient ce mercredi en fin de journée procéder à la levée progressive du blocage du périphérique toulousain.

Du côté du Tarn-et-Garonne, les Jeunes Agriculteurs après avoir bloqué Montauban, se sont par contre installés sur l'A62 pour un sit-in en fin de journée.

Lundi et mardi, des manifestations d’agriculteurs avaient fortement perturbé la circulation à Montauban et dans ses environs. Ce mercredi, la mobilisation s’est poursuivie dans le Tarn-et-Garonne, mais elle s’est étendue comme annoncé à Toulouse, à l’appel de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs (JA) de la Haute-Garonne.

Ses organisations syndicales veulent protester contre la carte des futures zones agricoles défavorisées, qui devrait réduire le nombre de communes éligibles à certaines aides européennes.

De 6 à 12.000 euros de pertes

« Vendredi dernier, le ministère de l’Agriculture a fait table rase du travail que nous avons mené durant deux ans pour maintenir 1.000 communes de la région en zones défavorisées sans qu’il y ait de dépassement de l’enveloppe budgétaire », explique Amaury de Faletans, secrétaire général de la FDSEA Haute-Garonne.

« Cette exclusion concerne beaucoup d’agriculteurs qui ont des exploitations de 30 à 50 hectares. Pour eux, cela représente de 6 à 12.000 euros en moins chaque année, c’est leur salaire et une partie de leurs charges surtout quand on sait qu’ils dégagent à peine 350 euros par mois. Pour certains jeunes qui s’installent, qui ont fait des crédits et ont intégré ces aides à leur business plan, c’est la mort avant même d’avoir commencé », poursuit-il.

Les perturbations autour de la capitale régionale ont démarré peu après 6 h 30, avec l’arrivée d’une centaine de tracteurs, qui ont bloqué le périphérique et les autoroutes qui y convergent. Les agriculteurs ont ensuite pénétré dans le centre-ville au volant de leurs engins et entièrement obstrué dans les deux sens le boulevard qui permet d’accéder à la préfecture de région.

Pendant que deux responsables de la FDSEA et trois des JA étaient reçus par le préfet de région Pascal Mailhos, les forces de l’ordre ont protégé l’édifice de barrières et d’un canon à eau pour prévenir d’éventuelles échauffourées.

Plus tôt en début d’après-midi, une soixantaine de tracteurs, sur les 110 comptabilisés par la préfecture, ont coupé le périphérique, au niveau du quartier du Mirail, avec des pneus, des palettes et du fourrage, en allumant des feux. Encadrés par des policiers, les agriculteurs ont organisé un pique-nique sur les voies en faisant griller des saucisses sur les voies autoroutières.