Bretagne: La Confédération paysanne porte plainte contre six laiteries pour extorsion

AGRICULTURE Un rassemblement est prévu mercredi devant la cité judiciaire de Quimper…

Jérôme Gicquel

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Illustration d'une action de la Confédération paysanne en septembre 2016 à la frontière belge.
Illustration d'une action de la Confédération paysanne en septembre 2016 à la frontière belge. — PHILIPPE HUGUEN / AFP

La diffusion de l’enquête de Cash Investigation «Produits laitiers : où va l’argent du beurre?» le 16 janvier sur France 2 continue de provoquer des remous dans le monde agricole. La Confédération paysanne du Finistère vient ainsi de relancer ses plaintes pour extorsion contre six laiteries. « L’émission a révélé au grand public l’opacité dans laquelle se crée et se répartit la valeur ajoutée dans l’industrie laitière, privée et coopérative », dénonce dans un communiqué Vincent Pennober, porte-parole de la Confédération paysanne dans le Finistère. « S’ajoute à cela le fait qu’il est rendu pratiquement impossible pour un producteur de lait de changer d’acheteur », poursuit-il.

La Confédération paysanne avait déposé ses premières plaintes contre des laiteries le 24 novembre 2016 pour « dénoncer l’état d’impuissance dans lequel se trouvent aujourd’hui les producteurs de lait », déclarait-elle alors à l’époque. Ces plaintes sont depuis toujours « en cours de traitement ».

La coopérative Sodiaal dans le viseur de la Coordination rurale

Pour accélérer le dossier et faire pression sur les autorités judiciaires, la Confédération paysanne appelle à un rassemblement mercredi après-midi devant la cité judiciaire de Quimper. Les agriculteurs déposeront un courrier pour lui demander à être reçus prochainement.

Vendredi, la Coordination rurale était également montée au créneau en manifestant devant l’usine Entremont de Loudéac (Côtes-d’Armor), propriété de la coopérative laitière Sodiaal, particulièrement visée dans le magazine d’Elise Lucet. « Se faire voler par des transformateurs privés, c’est honteux, mais se faire voler par des coopératives laitières, c’est encore pire ! », a dénoncé la Coordination rurale.