VIDEO. Crue de la Seine: Comment les pompiers se préparent à affronter la décrue

INONDATIONS Les militaires de la BSPP ont déjà positionné des moyens au nord et au sud de leur secteur pour faire face à la décrue de la Seine...

T.C.
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Le 25 janvier 2018, la crue de la Seine à Paris
Le 25 janvier 2018, la crue de la Seine à Paris — CHAMUSSY/SIPA
  • Le pic de crue de la Seine est attendu ce week-end à Paris.
  • Les pompiers se préparent déjà à la décrue.
  • Elle pourrait durer plusieurs jours.

Le pic de crue de la Seine est attendu ce week-end à Paris. L’eau pourrait atteindre les 5m80, voir les 6m, a indiqué François Dusquesne, responsable de Vigicrues. Ce vendredi, la Seine atteignait d’ailleurs 5m60 au Pont d’Austerlitz. Le niveau de l’eau devrait rester élevé plusieurs jours après le pic, même s’il reste très loin de la crue historique de 1910. Mais déjà, la brigade des sapeurs-pompiers de Paris se préparent pour la décrue.

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« On a positionné par anticipation des moyens sur le nord et le sud de notre secteur. On va attendre que la phase de décrue commence. Puis, on va faire des reconnaissances sur le fleuve et les zones inondées pour adapter nos moyens à la situation », explique à 20 Minutes le commandant Lecoeur, porte-parole de la BSPP. La brigade a compétence sur les 124 communes des départements de Paris, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne.

D’autres villes de la région parisienne ont déjà été touchées ces derniers jours, en particulier à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), où un quartier au confluent de l’Yerres et de la Seine a été envahi par les eaux. Au total, en Ile-de-France, 666 personnes ont été évacuées, selon la Préfecture de police. Moins de 1.400 abonnés sur 6,2 millions sont privés d’électricité, 310 pour le gaz, et sept établissements scolaires ont été fermés.

Les risques lors de la phase de décrues, explique le commandant Lecoeur, sont importants. « Il y a des risques pour les bateaux qui sont amarrés, mais aussi pour les immeubles car certains sous-sols ont été fragilisés par l’eau. On n’est donc pas à l’abri de risques d’effondrement. » Les pompiers vont donc aussi effectuer des reconnaissances pour « quantifier le nombre de sous-sols, de caves » touchés.

En 2016, la décrue, se rappelle le commandant Lecoeur, avait été assez rapide. Mais cette année, elle risque « d’être très longue ». Il faudra « faire attention » à la descente, insiste Marc Mortureux, directeur de la prévention des risques au ministère de la Transition écologique. « S’il repleut beaucoup à partir du milieu de la semaine prochaine, ce que je ne sais pas à ce stade, on n’est pas forcément au bout », ajoute-t-il.

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Le commandant Lecoeur rappelle qu’il est important d’éviter de se rendre « à pied ou en véhicules, dans les zones inondées ». « On n’est jamais l’abri, par exemple, qu’une bouche d’égout soit partie », souligne-t-il. Le porte-parole de la BSPP ajoute qu’il est nécessaire de « laisser le gaz, et l’électricité coupés, tant que l’eau n’est pas redescendue ou que cela n’a pas été sécurisé par les personnels d’EDF et de GDF ».