Congé paternité: Un allongement «à l'étude» selon Schiappa

SOCIETE En février dernier, un allongement à 14 jours avait été voté en première lecture à l’Assemblée nationale mais les élections ont interrompu le processus législatif...

20 Minutes avec AFP
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Illustration d'un pied de nourrisson.
Illustration d'un pied de nourrisson. — Chameleons Eye/REX/REX/SIPA

Actuellement, il est pris par environ sept pères sur dix. Le gouvernement a commandé un rapport sur le congé paternité à l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), qui devra notamment étudier « les possibilités d’allongement », a indiqué lundi la secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa. Le développement du congé paternité « est à l’étude auprès de l’Igas », a-t-elle déclaré sur CNews.

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Cette administration, saisie conjointement avec les ministres Gérald Darmanin, Muriel Pénicaud et Agnès Buzyn, a reçu pour mission « d’étudier toutes les possibilités d’allongement, mais aussi de meilleure rémunération et de meilleure information du congé paternité », a précisé Marlène Schiappa, soulignant que « beaucoup de pères ne savent pas exactement quels sont leurs droits ».

« L’idée est d’avoir un meilleur partage des tâches parentales »

Instauré en 2002, le congé « de paternité et d’accueil du jeune enfant », onze jours consécutifs pour une naissance simple et 18 jours pour une naissance multiple, optionnel et indemnisé par l’Assurance maladie en fonction du salaire, vient compléter le congé de naissance obligatoire de trois jours.

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En février dernier, un allongement à 14 jours avait été voté en première lecture à l’Assemblée nationale mais les élections ont interrompu le processus législatif. Marlène Schiappa s’est dite « à titre personnel (…) pas favorable à (ce) que le congé paternité ait la même durée que le congé maternité » [16 semaines minimum], « justifié notamment par la biologie, la grossesse, l’accouchement ».

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« L’idée est d’avoir un meilleur partage des tâches parentales », car « si les femmes passent moins de temps aux tâches domestiques, elles pourront passer plus de temps à développer leur carrière ». L’Igas devra cependant évaluer le coût de cette mesure. « Il ne s’agit pas de dire oui pour faire plaisir à l’opinion ou d’aller vers un totem sans savoir comment le financer, c’est vraiment la clé », a-t-elle ajouté.