Savoie: Une ex-dirigeante d'hôtel condamnée à 50.000 euros d’amende pour harcèlement

JUSTICE Vendredi 19 janvier, une ancienne dirigeante d’un hôtel-restaurant à Val d’Isère a été condamnée à 50 000 euros d’amende pour harcèlement moral et faits de travail dissimulé…

Dylan Munoz

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Illustration palais de justice
Illustration palais de justice — C. VILLEMAIN/20 MINUTES

Selon Le Dauphinée, une ancienne dirigeante d’un hôtel-restaurant à Val d’Isère (Savoie) a été condamné vendredi à 50 000 euros d’amende dont 20 000 avec sursis par le tribunal correctionnel d’Albertville.

Une quinzaine de ses employés, s’estimant victimes de harcèlement moral pendant la saison 2014-2015, avaient saisi la justice.

« On va la mettre à la lingerie pour la faire maigrir »

La sexagénaire n’était pas avare de mots tendres envers ses employés, ni de voluptés linguistiques du genre : « Celle-là n’est bonne qu’à écarter les cuisses » ou « On devrait renvoyer ce fainéant de Portugais par charter ». Des phrases rapportées à la gendarmerie par les victimes lorsqu’elles ont porté plainte.

8 000 euros de pourboires dissimulés et non déclarés à l’Urssaf

La patronne de 62 ans était également poursuivie pour avoir détourné environ 8 000 euros de pourboires que les employés percevaient. Des revenus qu’elle n’avait pas déclarés à l’Urssaf. Cette infraction est venue s’ajouter à d’autres : travail dissimulé, faux en écriture, obstacle à l’exercice des fonctions d’un inspecteur de travail… Sans compter le fait qu’une grande partie des contrats comportait la mention illégale « toutes mains ».

L’avocate de l’accusée a demandé une relaxe générale en l’absence de preuves dans le dossier. Sa cliente, elle, est restée sur sa ligne de défense, invoquant la théorie du complot : « Je reste convaincue qu’une bande organisée a voulu se liguer contre moi », a-t-elle affirmé vendredi devant le tribunal. Et d’ajouter : « Certains [employés] vendaient et consommaient de la drogue sur leur lieu de travail et j’ai peut-être eu tort de ne rien ébruiter. »

Elle a été également condamnée à une interdiction de diriger toute activité commerciale pendant cinq ans.