Toulouse: On s'est connecté à Parcoursup avec des lycéens et on a glané quelques conseils

ORIENTATION Depuis ce lundi, la plateforme Parcoursup enregistre les vœux d’orientation des futurs bacheliers. « 20 Minutes » a suivi les premiers clics de lycéens Toulousains et récoltés quelques conseils utiles…

Hélène Menal

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Un lycéen en train de se connecter pour la première fois à la plateforme Parcoursup.
Un lycéen en train de se connecter pour la première fois à la plateforme Parcoursup. — H. Menal - 20 Minutes
  • Le coup d’envoi de la saisie des vœux sur la plateforme d’orientation Parcoursup a été donné ce lundi.
  • Dans l’Académie de Toulouse, 30.000 jeunes sont concernés, dont 27.000 futurs bacheliers.
  • Le Rectorat veut qu’ils aient tous trouvé une solution d’orientation avant les vacances.

Téo est tenté par la physique mais se pose un tas de questions sur les débouchés. Maël se rêve pilote mais il s’estimera heureux s’il est mécanicien avion, Mareva veut entrer en STAPS ce qui est déjà en défi sportif en soi. Quant à Hugo, il se tâte encore et a donc pris l’option à spectre large. Et ils en sont tous au premier clic du reste de leur vie.

Lundi matin, des élèves de terminale S du lycée Stéphane-Hessel de Toulouse, ont été parmi les premiers à se connecter - certains avec solennité, d’autres avec décontraction - à la fameuse nouvelle plateforme Parcoursup, unique antichambre des études supérieures. Ils ont eu la chance d’être accompagnés par des spécialistes pour formuler les premiers des dix vœux d’orientation auxquels ils ont droit. Sans la pression d’avoir à les classer par ordre de préférence, ce qui de l’avis général est un « soulagement ».

Prévoyez d’y passer du temps

L’échantillon était certes faible (30.000 jeunes de l’Académie vont se connecter dans les jours qui viennent) mais, techniquement, il n’y a pas eu de bug, pas d’identifiant erroné ni de bulletin de notes inversé. Hugo a passé sans souci la longue mais simple étape de l’identification. « C’est très compréhensible », estime le lycéen. Mais il a beaucoup et longuement lu. Entre la charte à signer, et toutes les rubriques à cocher pour montrer qu’on est bien informé sur le diplôme choisi, il y a dans parcoursup un réel souci de pédagogie.

Hugo a demandé un IUT Mesures Physiques et une Classe préparatoire aux grandes écoles. Mais il n’a pas pu aligner ses dix vœux d’un coup. Il se reconnectera.

Ne zappez pas les journées portes ouvertes

Rien ne vaut le terrain et les questions directes pour valider un vœu. Il se peut que vous idéalisiez (ou sous-estimiez) une formation. Les trois campus toulousains organisent leurs journées portes ouvertes le samedi 10 février.

Elargissez votre horizon

Le vœu multiple (qui ne compte que pour un) permet de demander la même formation dans différentes villes. Pour les métiers de l’Aéronautique par exemple, Maud Le-Hung, la directrice adjointe de l’IUT Paul-Sabatier, a conseillé à Maël de ne pas oublier Tarbes ou Figeac pour augmenter ses chances car Toulouse - et sa « place Saint-Pierre » - attire les jeunes comme un aimant.

>> A lire aussi : Parcoursup: Vous allez saisir vos vœux d’orientation, racontez-nous comment cela se passe

Une centaine de places supplémentaires en STAPS

En choisissant la filière STAPS cette année (1.300 candidats à Toulouse pour 300 places l’an dernier), Mareva a au moins la certitude que son destin ne dépend que d’elle (de ses notes, de son parcours sportif et de sa motivation). « Le tirage au sort, c’est terminé », confirme Régine André-Obrecht, vice-présidente de l’Université Paul-Sabatier en charge de la Formation. Et l’autre bonne nouvelle, c’est qu’une centaine de places supplémentaires (au minimum) seront proposées sur le campus de Rangueil.

Ne stressez pas dès le 22 mai

Les premières réponses tomberont à partir du 22 mai. Et Régine André-Obrecht conseille aux lycéens de ne surtout pas s’affoler s’ils ne retrouvent qu’en attente dans la filière de leur rêve. Certains l’ont coché en secours et vont se désister. Inversement, si vous avez touché le Graal, désistez-vous des autres vœux le vite possible après les résultats du bac.

L’an dernier, une cinquantaine de bacheliers de l’académie s’étaient retrouvés en galère. « Cette année, l’objectif est que tous les jeunes aient trouvé une solution avant les vacances d’été », promet Nicolas Madiot, le chef du service académique d’information et d’orientation.