Incidents entre forces de l'ordre et surveillants pénitentiaires devant la prison de Fleury-Mérogis

CONTESTATION C’est le quatrième jour de mobilisation nationale pour les surveillants de prison…

20 Minutes avec AFP

— 

La prison de Fleury-Mérogis, le 14 décembre 2017.
La prison de Fleury-Mérogis, le 14 décembre 2017. — PHILIPPE LOPEZ / AFP

Des incidents ont éclaté ce vendredi matin entre forces de l’ordre et surveillants pénitentiaires devant la prison de Fleury-Mérogis (Essonne), au quatrième jour de la mobilisation nationale des gardiens pour de meilleures conditions de sécurité.

>> A lire aussi : Un détenu suivi pour radicalisation agresse une surveillante

Alors que les gardiens bloquaient l’accès à la plus grande prison d’Europe, les gendarmes mobiles ont forcé le passage peu après 7 heures et tiré des gaz lacrymogènes pour évacuer les 150 manifestants.

Une barricade de pneus et de palettes devant la porte de la prison

La veille, 123 détenus avaient refusé de regagner leurs cellules après la promenade de la mi-journée, avant de les réintégrer dans le calme, encadrés par des équipes d’intervention, selon la Direction de l’administration pénitentiaire (DAP). Six prisonniers, considérés comme les meneurs du mouvement, ont été envoyés en quartier disciplinaire, selon une source syndicale.

>> A lire aussi : Agressions de surveillants à Vendin-le-Vieil: La garde des Sceaux annonce dix mesures

Ce vendredi, les gendarmes se sont déployés dès 7 heures, soit beaucoup plus tôt que depuis le début du mouvement : les surveillants avaient dressé une barricade de pneus et de palettes devant la porte de la prison, afin d’empêcher leurs collègues de prendre leur service.

Le 11 janvier, un détenu islamiste agressait plusieurs détenus

Peu avant 8 heures, ces derniers ont pu intégrer le centre pénitentiaire, tandis que les manifestants étaient retenus derrière un cordon de police. « Les CRS ont chargé, ils nous ont gazés, on a essayé de tenir malgré le gaz et les coups », raconte Sacha, un surveillant de 28 ans.

Malgré le début de discussions ce mardi soir avec la Chancellerie et la promesse d’un plan prison par le président Macron, les syndicats ont décidé de reconduire le mouvement, lancé après l’agression le 11 janvier de surveillants par un détenu jihadiste à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais).

123 établissements concernés par la contestation

Jeudi, plus de 123 établissements avaient été « mobilisés », selon l’Ufap-Unsa et la CGT. De son côté, l’administration pénitentiaire a comptabilisé 87 établissements sur 188, soit 46 % du parc pénitentiaire, affectés « à des degrés divers » par cette mobilisation.

>> A lire aussi : Vendin-le-Vieil: La garde des Sceaux en visite après l’agression en prison

Les syndicats de surveillants de prison ont appelé à la poursuite du blocage des établissements ce vendredi, dans l’attente d'« arbitrages » gouvernementaux sur leurs revendications pour de meilleures conditions de sécurité.