Trois proches du djihadiste Rachid Kassim interpellés en France

ENQUETE Les enquêteurs cherchent à se renseigner sur son mode de fonctionnement et sur laide qu’il a éventuellement pu recevoir...

20 Minutes avec AFP

— 

Rachid Kassim, propagandiste de Daesh, dans une vidéo du 20 juillet 2016.
Rachid Kassim, propagandiste de Daesh, dans une vidéo du 20 juillet 2016. — CAPTURE ECRAN

L’enquête sur le départ de djihadiste Rachid Kassim en Syrie progresse. Un frère et deux cousins du djihadiste ont été interpellés sur commission rogatoire cette semaine et placés en garde à vue, dans le cadre de l’enquête sur son départ en Syrie, a-t-on appris ce mercredi de sources concordantes.

Le frère de Rachid Kassim, âgé de 17 ans, et un de ses cousins de 25 ans, ont été arrêtés mardi matin à Roanne (Loire) et un autre de ses cousins, de 30 ans, a été interpellé lundi soir dans la banlieue de Dijon, a indiqué une source proche du dossier, confirmant une information du Progrès.

Quelle aide a pu recevoir le djihadiste ?

« Ces gardes à vue visent à préciser la nature des relations qu’ils ont pu entretenir avec Kassim avant et après son départ », selon une autre source proche du dossier.

Les enquêteurs cherchent également à se renseigner sur son mode de fonctionnement et sur une éventuelle aide qu’il a pu recevoir.

>> A lire aussi : Le testament de Rachid Kassim, le recruteur français de Daesh, diffusé sur Telegram

Considéré comme l’un des propagandistes francophones les plus dangereux du groupe de l’Etat islamique (EI), Rachid Kassim a vraisemblablement été tué courant février 2017 dans un bombardement de la coalition contre l’EI près de Mossoul, en Irak, selon des sources américaines et françaises.

Le père du terroriste condamné

Le nom de ce Français d’origine algérienne est apparu dans plusieurs dossiers terroristes en France, soupçonné d’avoir téléguidé des attaques depuis la zone irako-syrienne : il était notamment en contact, via la messagerie cryptée Telegram, avec Larossi Abballa, le tueur d’un policier et de sa compagne dans leur pavillon de Magnanville (Yvelines) en juin 2016.

Il a également échangé, de la même manière, avec le commando de femmes soupçonné d’avoir tenté un attentat à la voiture piégée près de la cathédrale Notre-Dame à Paris.

Le père de Rachid Kassim avait été condamné en mars 2017 à six mois de prison avec sursis pour des menaces contre un policier et le maire de Roanne. Les menaces avaient été proférées dans des courriers confus envoyés au quotidien régional Le Progrès, ainsi qu’à l’élu Yves Nicolin.