Notre-Dame-des-Landes: Les mots très durs des pro-aéroport contre le gouvernement

AEROPORT Les partisans du transfert à Notre-Dame-des-Landes crient leur colère depuis l'annonce de l'abandon du projet...

F.B.

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Des manifestants partisans de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes le 2 décembre 2017 à Nantes.
Des manifestants partisans de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes le 2 décembre 2017 à Nantes. — L.Venance/AFP

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a donc annoncé ce mercredi l'abandon officiel du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Même s’ils s’y attendaient un peu, les principaux partisans du transfert de l’aéroport nantais ont laissé exprimer leur colère. Avec souvent des mots très durs.

Le syndicat mixte aéroportuaire, qui réunit les collectivités finançant le projet, dénonce un « coup de poignard pour le développement du Grand Ouest » et une « faute politique majeure » qui emmnène les habitants vers une « impasse ».

« Capitulation », « trahison », « indignation »

Le président du département de Loire-Atlantique, Philippe Grosvalet, regrette un « signe grave » pour le pays. Le socialiste estime que la consultation électorale organisée le 26 juin 2016 en Loire-Atlantique a « été bafouée ». « Des habitants m’ont fait savoir qu’ils n’iront plus jamais voter », s’alarme-t-il.

L’ancien président de région Pays de la Loire, Bruno Retailleau, pointe la « capitulation » d’Emmanuel Macron. « Désormais chacun sait qu’en France il suffit d’un chantage à la violence pour faire plier l’Etat », s’emporte le sénateur LR. Celle qui lui a succédé à la tête de la région, Christelle Morançais, a fait part de son « indignation » tandis que la maire de Nantes, Johanna Rolland, parle d’une « trahison ».

« C’est vraiment de la connerie »

Même son de cloche du côté des associations en première ligne ces dernières années pour défendre le projet de transfert. « L’Etat s’assoit sur un référendum et sur 169 décisions de justice, s’étrangle Alain Mustière, président des Ailes pour l'Ouest. C’est le pire qui pouvait nous arriver. C’est un triste jour pour nos régions. C’est vraiment de la connerie quand je vois les zadistes qui font la fête, mais qui annoncent qu’ils ne vont pas partir ! L’Etat va se retrouver encore avec un conflit, mais sans aéroport. C’est un abandon en rase campagne de l’Etat. »

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« Cette décision est catastrophique pour les populations concernées car elle signifie l’accroissement des risques et des nuisances, s’alarme Dominique Boschet, président de l'association contre le survol de l'agglomération nantaise. C’est un aveu de faiblesse que l’on n’imaginait pas venant d’un président qui voulait redorer l’image de l’autorité de l’Etat. »