Agressions de surveillants à Vendin-le-Vieil: La garde des Sceaux annonce dix mesures

PRISON La ministre de la Justice a promis d'augmenter les effectifs des personnels d’encadrement et d'étudier les transferts « d’un certain nombre de détenus », lors de sa visite à la prison de Vendin-le-Vieil...

G.D. avec AFP

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La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, en visite au centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil, le 16 janvier 2018.
La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, en visite au centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil, le 16 janvier 2018. — M.Spingler / SIPA

Le centre pénitencier du Pas-de-Calais avait été le théâtre de l’agression de trois surveillants par un détenu djihadiste, jeudi. Face à la colère des gardiens de prison, la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a fait, ce mardi, « dix propositions » pour Vendin-le-Vieil, près de Lens, promettant effectifs et sécurité dans cet établissement.

Salah Abdeslam à Vendin-le-Vieil

« Je me suis engagée à revenir dans deux mois très précisément, c’est-à-dire le vendredi 16 mars, pour mesurer avec vous si ces propositions ont réellement pris corps », a affirmé Nicole Belloubet devant la presse, après s’être entretenue à l’intérieur de la prison avec les organisations syndicales et les surveillants, blessés jeudi dernier.

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Cette prison est censée accueillir, en février, Salah Abdeslam, dernier membre vivant du commando jihadiste du 13 novembre, pendant son procès pour une fusillade en Belgique.

Blocage des prisons

L’agression de jeudi a suscité une « énorme colère » des agents pénitentiaires et débouché, depuis lundi, sur un mouvement national de blocage des prisons. Le mouvement est d’ailleurs reconduit, mercredi, à partir de 6h, selon le syndicat FO.

Accueillie vers 9h15 à Vendin-le-Vieil par une « Marseillaise » hostile des personnels réclamant des moyens, la garde des Sceaux s’est engagée dans l’après-midi à « aller vers un accroissement des effectifs des personnels d’encadrement », à étudier les transferts « d’un certain nombre de détenus » et à proposer des formations pour les surveillants.

Démission du directeur

« Je me suis engagée également à ce que pour l’établissement, [concernant] le quartier d’évaluation de la radicalisation (QER), qui ne sera mis en place que dans deux mois, un nouveau dialogue soit établi avec la direction », a-t-elle ajouté.

La démission du directeur de l’établissement lundi n’a pas apaisé la colère des organisations syndicales, qui réclamaient d’urgence des mesures de sécurité et une prise en charge adaptée des détenus au profil terroriste.