Notre-Dame-des-Landes: Vinci assure que l'Etat n'a pas tenté d'annuler le contrat de construction

AEROPORT Le PDG de Vinci a démenti, mardi, une rumeur selon laquelle l'Etat essayait de se soustraire des indemnités de compensation, en cas d'abandon du projet...

J.U. avec AFP

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Image de synthese du projet d' aeroport de Notre-Dame-des-Landes
Image de synthese du projet d' aeroport de Notre-Dame-des-Landes — JFA-artefactory
  • En cas d’abandon du projet de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, Vinci, le concessionnaire, réclamerait probablement à l’Etat de lourdes indemnités de compensation.
  • Ce mardi, le PDG de Vinci a assuré qu'aucune négociation n'était en cours à ce sujet, et que le contrat qui le lie à l'Etat était en «béton».

Il n’y aurait donc pas de « clause bizarre », ni de négociation en cours. Alors qu’un ministre aurait récemment confié à franceinfo que le gouvernement réfléchissait à contester le contrat de concession qui le lie à Vinci, dans le cadre du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, son PDG a assuré le contraire mardi. Le contrat de construction par le groupe de BTP et concessions Vinci est même en « béton », a déclaré Xavier Huillard. Il a affirmé qu’aucune discussion sur une éventuelle compensation en cas d’abandon du projet n’était à l’ordre du jour.

« Il y a eu sur les ondes une information comme quoi l’Etat serait en train d’affûter ses armes de façon à trouver une clause incroyable dans le contrat, qui lui permettrait en gros, de nous virer sans indemnités d’aucune sorte », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. « Tout ça était ridicule, l’Etat a exprimé le besoin de nous dire que tout ça était complètement faux », a ajouté le PDG de Vinci.

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« Beaucoup de concertation »

« Le jour venu, si nécessaire, le cas échéant il faudra revenir dans tout ça et discuter avec l’Etat. Encore une fois, personne n’est disponible aujourd’hui pour discuter, ni nous ni l’Etat », a-t-il dit, alors que la décision du gouvernement est attendue dans les prochains jours.

« Pour l’instant l’Etat est dans un temps de prise de décision, il ne s’y prend plutôt pas mal, avec beaucoup de concertation », a poursuivi Xavier Huillard. Le gouvernement est « à la recherche de la solution la plus optimale ». « Quelle sera-t-elle ? Je n’en sais rien, je pense honnêtement que personne n’en sait rien, ni même le grand chef », a-t-il dit, ajoutant : « Ça ne me traumatise pas d’ailleurs ».