En Haute-Garonne, les amoureux se pacsent plus qu'ailleurs en France

SOCIETE Plus qu'ailleurs en France, les couples de Haute-Garonne choississent de se pacser selon une étude de l'Insee...

Beatrice Colin

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Illustration mariage: Des alliances.
Illustration mariage: Des alliances. — F. DURAND/SIPA
  • L’Occitanie est la 3e région de France où le Pacs a le plus de succès avec 7,4 % de couples ayant choisi cette forme d’union.
  • En Haute-Garonne, 9,5% des couples sont pacsés contre 7 % en moyenne en France.
  • Les cadres et les professions intermédiaires choisissent davantage le Pacs.

D’ici quelques années, on pourra peut-être lire à la fin des contes « ils se pacsèrent et eurent beaucoup d’enfants ». Plutôt que de se passer la bague au doigt devant monsieur le maire, de plus en plus souvent, les tourtereaux préfèrent signer un pacte civil de solidarité.

Au service état-civil de la mairie de Toulouse, qui depuis le 1er novembre dernier a pris le relais du tribunal d’instance dans l’enregistrement des Pacs, on s’attend à en enregistrer près de 2.500 cette année. Soit presque deux fois plus que de mariages puisque l’an dernier 1.299 couples se sont dit oui sous les ors du Capitole.

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Cet amour pour le Pacs est particulièrement vrai en Haute-Garonne puisque c’est le deuxième département en France, après l’Ille-et-Vilaine où la part de personnes pacsées était la plus importante en 2016 selon une étude publiée ce lundi par l’Insee.

Instauré par une loi en 1999, le Pacs a beaucoup moins d’ancienneté que le mariage, qui reste la forme d’union la plus fréquente des couples toulousains (58 %), mais aussi en Haute-Garonne (67 %). Mais ici, plus qu’ailleurs en France, ceux qui ont choisi la vie à deux y ont recours.

Les pacsés, souvent plus diplômés

En Haute-Garonne, 9,5 % des couples sont pacsés contre 7 % en moyenne en France ou 4,7 % en Ariège, et 23 % vivent en concubinage contre 21,1 % en moyenne. Cela s’explique en partie par le profil des habitants du département, assez jeunes et très diplômés, « deux caractéristiques associées à une forte inclinaison pour le Pacs », indique l’étude de l’Insee Occitanie.

« L’âge et la catégorie socioprofessionnelle entrent en ligne de compte, mais il y a probablement aussi un effet cycle de vie et de génération. En Occitanie, 3e région de France où la proportion de couples pacsés est la plus importante, c’est dans la tranche d’âge des couples de 30-34 ans que le Pacs a le plus de succès et chez les cadres et professions intermédiaires », précise Bernard Nozières de l’Insee.

Et puis le Pacs ne dure pas toute la vie, certains se défont, beaucoup se transforment en mariage. Et c’est d’autant plus vrai lorsque la famille s’agrandit.