VIDEO. Politique migratoire: Julien Dray compare le recensement des migrants à des «rafles»

IMMIGRATION Le conseiller régional d’Ile-de-France, invité dimanche sur BFMTV, a vivement critiqué la politique du gouvernement sur l'immigration...

M.C.

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Julien Dray sur BFMTV, le 14 janvier 2018.
Julien Dray sur BFMTV, le 14 janvier 2018. — BFMTV

Il compare le recensement des migrants dans les centres d’hébergement d’urgence à des « rafles » et fait réagir. Invité dimanche sur BFMTV à commenter le projet de loi sur l’immigration du gouvernement, Julien Dray n’a pas mâché ses mots contre la circulaire en question, vivement critiquée par les associations.

Le conseiller régional d’Ile-de-France, possible candidat à la direction du PS, a rappelé son attachement au droit d’asile « imprescriptible », avant de lâcher : « moi je ne fais pas des rafles dans les centres ». « Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les associations et c’est la circulaire du ministre [Gérard] Collomb ».

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LREM dénonce un mot « insupportable »

Interrogé à plusieurs reprises sur le plateau de BFMTV au sujet du choix du mot « rafle », associé à l’arrestation de juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, Julien Dray dit l’employer « délibérément. On va donner la possibilité aux services de descendre dans les centres de migrants. Et ça apparaîtra comme ça, aussi dur que le mot soit. »

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Des propos qui font indirectement écho à la Une de l’Obs daté du 11 janvier représentant Emmanuel Macron, le visage fermé, derrière des barbelés. Un montage accompagné du titre « Migrants. Bienvenue au pays des droits de l’Homme… » et qui avait « choqué » le gouvernement.

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Dimanche, Julien Dray s’est attiré une pluie de critiques de la part de la majorité présidentielle. « Les mots ont un sens. Leur histoire aussi », a réagi sur Twitter le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, en appellant à « ne pas sombrer dans l’outrance, la caricature et la récupération ».

Aurore Bergé, porte-parole du groupe LREM à l’Assemblée nationale, a dénoncé l’emploi d’un mot « insupportable ». La députée Laetitia Avia a de son côté accusé Julien Dray de vouloir « faire exister la campagne pour la présidence du PS au travers de petites phrases ».