Nantes: Un mois après la disparition de Léa Petitgas, son père «garde espoir» de la revoir

FAITS DIVERS Léa Petitgas, une jeune Nantaise âgée de 20 ans, fait l'objet d'une disparition inquiétante depuis le mois de décembre...

Propos recueillis par Julie Urbach

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Léa Petitgas a disapru
Léa Petitgas a disapru — DR
  • L'enquête se poursuit pour retrouver Léa, 20 ans, qui n'a plus donné signe de vie depuis le 13 décembre.
  • Son père, Christophe Petitgas, raconte à 20 minutes cette difficile attente.

Le 13 décembre dernier, Léa Petitgas, 20 ans, a disparu à Nantes. Un mois plus tard, son père, Christophe Petitgas, qui réside à Sainte-Pazanne, n’a aucune nouvelle de sa fille mais garde l’espoir de la revoir.

Un mois après la disparition de Léa, où en est l’enquête ?

Les policiers cherchent toujours des indices, en trouvent, mais pour le moment, rien ne les a emmenés jusqu’à Léa. Ils ont encore récemment retourné son appartement [quartier Canclaux] pour trouver des traces. Il y a plusieurs hypothèses mais nous n’avons toujours aucune nouvelle de Léa. Pour les parents c’est très long mais il suffit d’une étincelle pour que tout s’accélère…

Qu’imaginez-vous comme scénario ?

Ce dont je suis sûr c’est que Léa n’a pas fugué. Elle venait de trouver un travail à la maison de quartier, elle avait retrouvé ses amis ici après s’être séparée cet été de son petit ami, avec qui elle vivait à Vannes. C’est une fille qui n’a pas besoin de grand-chose pour être heureuse, pleine de vie, mais qui n’a pas trop la tête sur les épaules. Quand elle est revenue à Nantes en juillet, je l’ai aidée à trouver et payer son appartement, ça avançait. Je regrette qu’on n’ait pas eu davantage de moments pour passer du bon temps ensemble depuis son retour. On est très proches avec ma fille.

Que sait-on sur la dernière soirée ou Léa a été vue ?

Elle a passé la soirée chez elle [quartier Canclaux] avec un ami, pour dessiner, c’est sa passion. Ce jeune homme, lavé de tout soupçon, est rentré chez lui vers 23h30. Léa se couche tôt et ne fréquente pas les boîtes de nuit. Pour moi, il s’est passé quelque chose le matin, avant 10h, heure où elle devait se rendre à son travail. Elle a laissé sa brosse à dents, sa tablette graphique, toutes ses affaires sont chez elle.

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Vous arrivez à garder espoir de la retrouver en vie ?

Je fais confiance aux policiers et je me dis que certaines personnes disparues ont été retrouvées, plusieurs mois après, donc je garde espoir de la revoir. J’ai essayé de mener mon enquête sur les réseaux sociaux, j’ai rencontré des amis de Léa que je ne connaissais pas, j’ai même pris contact avec la ZAD sans succès. Je n’ai plus trop d’idées sur ce que je peux faire mais j’ai besoin d’agir…

Comment vivez-vous cette attente ?

Passer Noël a été très compliqué, quand on s’imagine que sa fille est mal, quelque part. J’ai repris le travail début janvier pour éviter de tourner en rond. Je reçois le soutien de mes proches, mes collègues, certains m’ont proposé de me donner des RTT. Mais j’ai aussi des remarques indécentes, comme quand l’agence immobilière de Léa m’a demandé 900 €, par mail, pour le loyer de son appartement actuellement sous scellés. J’étais très en colère.